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À la Sorbonne, une formation sur la radicalisation islamique fait polémique

Voilà un programme de formation qui résonne avec l’actualité, marquée par la tuerie de la préfecture de police de Paris, jeudi 3 octobre. Élaborée en juillet dernier, la formation qualifiante intitulée “Prévention de la radication : compréhension d’un phénomène et détection de signaux faibles” sera lancée les 21 et 22 novembre prochain à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Une première session de deux jours durant laquelle étudiants et intervenants - parmi lesquels l’écrivain Mohamed Sifaoui, spécialiste du terrorisme - plancheront sur “le droit français face à la menace terroriste (2h)”, la “naissance de l’islam politique” ou encore la “rhétorique des radicalisés”.

Exhumée sur Twitter peu après le drame de la préfecture, le communiqué de l’université présentant la formation a suscité de nombreuses réactions outrées. Plusieurs internautes ont reproché à l’université de stigmatiser l’immense majorité des musulmans “modérés”, en proposant aux participants (policiers, militaires, élus, professeurs…) d’apprendre à “identifier les signaux faibles (de radicalisation, ndlr)” ou à “prévenir le fanatisme dit non violent”, décrit comme “antichambre du djihadisme”. D’autres comptes twitter ont centré leurs critiques sur le tarif élevé (890 euros pour 16 heures de cours) de cette formation, accusant l’université et les intervenants de “surfer” sur le terrorisme pour faire un “business”.

Contactée par Capital, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne indique que la somme de “890 euros nets de taxes” correspond au “prix de toutes les formations qualifiantes dites ‘de base’ à Paris 1 Panthéon-Sorbonne en formation continue”. Ce tarif, qui couvre notamment la rémunération des intervenants, les frais de réservation d’une salle et la documentation nécessaire aux cours, se situerait même “dans la fourchette basse du marché”, selon la faculté. Quant aux critiques concernant le contenu des cours, l’université se borne à rappeler que l’expression “signaux faibles” est “utilisée fréquemment

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