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À la Une: Crise migratoire, visite d’Antony Blinken en Colombie

·2 min de lecture

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken est arrivé ce mercredi 20 octobre en Colombie, et il n’a pas tari d’éloges : « Blinken à Duque : la Colombie est la pierre angulaire de l’Hémisphère Sud pour les États-Unis », titre El Colombiano. Même son de cloche côté colombien pour ce « premier dialogue direct entre le chef de l’État colombien et le gouvernement Biden » depuis son arrivée au pouvoir il y a neuf mois, note le journal, qui cite Ivan Duque : « Ces trente dernières années (…) la Colombie a fait de grandes avancées sur différents fronts grâce à l’appui des États-Unis ».

Les deux hommes, détaille El Tiempo, ont parlé « promotion de la démocratie dans la région, politique de paix, droits humains, changement climatique et pandémie, entre autres ». Pour ce qui est des droits humains, Las Dos Orillas parle de « ce document que Blinken a amené à la réunion avec Duque » : l’ONG « Human Rights Watch lui a envoyé une lettre deux jours avant son arrivée, dénonçant plusieurs problèmes dans l’accord de paix, l’augmentation de la violence dans le pays et lui demandant de condamné les violences policières constatées pendant la grève nationale ». Le président colombien l’a très mal pris, accusant Human Rights Watch de « vouloir profiter de la visite de Blinken », qui de toute façon « ne répondra aux pressions de personnes ».

Crise migratoire et relations Colombie-Venezuela

D’ailleurs, souligne El Espectador, « le secrétaire d’État américain est venu en Colombie pour participer à la réunion ministérielle » sur ce sujet, réunion qui s’est ouverte ce mercredi, avec plusieurs pays de la région.« Le chaos au Venezuela est le sujet central de la rencontre », souligne El Tiempo, d’autant que rappelle El Espectador selon les chiffres du président la Colombie a accueilli 1,8 million Vénézuéliens. Et là aussi note El Tiempo, Antony Blinken « a félicité Duque pour le décret qui permet aux Vénézuéliens de rester dix ans en Colombie », louant « tout simplement un modèle pour la région et plus largement pour le monde ». El Pais rappelle que « le gouvernement chaviste n’est reconnu ni par Bogota ni par Washington ».

Pour autant, les relations entre les deux pays pourraient-elles évoluer ? C’est à la Une d’Ultimas Noticias, le journal vénézuélien proche du pouvoir : « Le Venezuela et la Colombie cherchent à renouer leurs relations » : « Le Sénat de Colombie a demandé à l’Assemblée nationale de créer des commissions pour normaliser leurs relations », une dans chaque pays. Une demande soutenue par le président Nicolas Maduro, souligne El Periodiquito. Le journal rappelle que « la Colombie avait été un des premiers pays à reconnaître, au printemps 2019, le chef de l’opposition Juan Guaido », et le Venezuela avait rompu toute relation. Mais maintenant les deux pays « doivent résoudre leurs problèmes dans la paix et normaliser leurs relations », affirme Nicolas Maduro cité par El Universal. Seulement voilà, Ivan Duque a déjà répondu, et c’est non : « Je ne vais pas reconnaître une dictature corrompue et narcotrafiquante », citation en titre d'El Nacional. Et le président, souligne en Colombie El Espectador, a bien insisté sur le fait que les relations internationales dépendaient de l’exécutif et non du législatif. Ce qui ne l’empêche, pas souligne El Universal, d’être « en faveur de la réouverture des frontières et de faciliter la situation des Vénézuéliens ».

Le Salvador n’autorise pas l’avortement thérapeutique

C’est en Une de Contra Punto : « Les députés ferment la porte à la légalisation de l’avortement thérapeutique ». Car le Salvador, rappelle le journal, « est un des quatre pays d’Amérique latine qui interdit l’avortement sans aucune exception, avec le Nicaragua, le Honduras et la République dominicaine ». Sous l’article de la Prensa Grafica, la photo des femmes manifestant le 28 septembre dernier pour soutenir la réforme, sur une de leurs pancartes on peut lire : « Pour la justice, pour la santé et la vie des enfants et des femmes ». Car la réforme demandait la dépénalisation dans trois cas, détaille Diario CoLatino : « pour sauver la vie de la mère, quand le fœtus n’est pas viable, ou dans le cas de viol d’enfants, d’adolescentes et de femmes ».

Mais ce sera donc non, malgré les demandes des organisations de défense des droits de l’homme : 73 députés sur 84 ont voté contre la proposition de réforme, souligne La Prensa Grafica, qui rappelle que c’est la quatrième fois depuis 1988 que ce Congrès à une Chambre refuse de dépénaliser.

El Mundo se fait l’écho des députés qui ont voté contre, ils parlent de « génocide », certains demandent des peines plus lourdes contre celles qui avortent. « Actuellement plus de 40 femmes purgent des peines de 10 à 30 ans de prison pour avoir avorté », explique Contra Punto. Au Salvador, un pays de 7 millions d’habitants, chaque année 25 000 femmes se retrouvent enceintes après avoir été violées et des milliers d’avortements clandestins sont réalisés.

La Cour interaméricaine des droits de l’homme a demandé que les peines de ces femmes soient réexaminées, sans succès.

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