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À la Une: au moins 12 personnes enlevées ce week-end à Port-au-Prince en Haïti

·4 min de lecture

En Haïti, l’enlèvement des sept religieux (dont deux Français) fait la Une de la presse nationale. Selon Le Nouvelliste, la zone métropolitaine de Port-au-Prince est confrontée à une vague de « kidnappings ». Ce week-end, au moins douze personnes ont été enlevées. En plus des sept religieux catholiques (cinq prêtres et deux sœurs), trois membres de la famille de l’un des prêtres font aussi partie des otages. Samedi soir, deux autres personnes ont été kidnappées au sud de la capitale, à Delmas. Il s’agit d’un membre de la loge maçonnique Grand Orient d’Haïti et un médecin.

En signe de protestation, la direction de l’hôpital Bernard Meys où travaille le praticien a décidé de fermer l’établissement pour les cas externes à partir de ce lundi. Seules les urgences resteront ouvertes. Concernant l’enlèvement des sept religieux, la Société des prêtres de Saint-Jacques, contactée par l’agence Alterpresse hier soir, a déclaré être sans nouvelles des personnes séquestrées. Les ravisseurs demandent un million de dollars de rançon.

Que sait-on des ravisseurs ?

D'après Le Nouvelliste, il s’agit du gang des 400 Mawozo, une bande armée qui « écume la commune de Croix-des-Bouquets sans être inquiétée ». Malgré les nombreux raids de la police, aucune arme n’a pu être saisie. Toujours selon Le Nouvelliste, l’activité des gangs s’est renforcée « après l’évasion spectaculaire à la prison de la Croix-des-Bouquets le 25 février dernier » : plus de 300 prisonniers avaient pu s’échapper ce jour-là. Ces derniers mois, les enlèvements contre rançon ont connu une forte recrudescence à Port-au-Prince comme dans le reste du pays.

L’agence Alterpresse rapportait par exemple ce week-end qu’un sentiment de psychose règne désormais à Bel Air, un quartier de Port-au-Prince, où les dernières attaques de gangs ont fait treize morts et cinq disparus. Le Nouvelliste souligne que l’enlèvement d’hier intervient après les kidnappings « spectaculaires » de quatre personnes dont un pasteur pendant un service religieux retransmis en direct. Selon le quotidien de Port-au-Prince, la police n’est pas très motivée pour lutter contre le phénomène des gangs alors que le Premier ministre Joseph Jouthe assure avoir adopté des « mesures impopulaires pour lutter contre le kidnapping. »

Guillermo Lasso remporte le second tour de la présidentielle en Équateur

L’ancien banquier conservateur Guillermo Lasso a été élu hier dimanche 11 avril 2021 président d’Équateur, face au jeune économiste Andrés Arauz, dauphin de l'ex-dirigeant socialiste Rafael Correa. « Après 14 ans, un vote contre la corruption », titre La Hora qui ne cache pas sa satisfaction devant la fin du « régime correiste », comme l’écrit le journal : « Nous nous félicitons que le pays ait choisi de manière démocratique l’option qui favorise l’austérité fiscale et le secteur privé ».

Selon La Hora, trois grands défis attendent le nouveau président : la santé, la vaccination et la relance économique. Le quotidien conseille à Guillermo Lasso de privilégier le dialogue et de rassembler le pays. Le nouveau président, comme s’il avait écouté l’éditorial de La Hora, a déjà promis de consacrer son mandat à la « construction d’un projet national ». C’est le titre du journal El Comercio, qui souligne aussi la réaction d’Andrès Arauz. Le rival de gauche a admis sa défaite et a promis de rester vigilent.

Pour le journal El Universo, le peuple équatorien a choisi la « liberté », il a dit non au modèle cubain ou vénézuélien. « Mais il a aussi demandé au nouveau président de mener les affaires d’une manière transparente ». En tout cas, les tâches qui attendent Guillermo Lasso sont immenses, conclut El Universo.

L’extrême gauche en tête du premier tour des élections au Pérou

D'après les résultats partiels, le scrutin s’annonce serré. Pedro Castillo (de la gauche radicale) arrive en tête avec 15,8% des voix, devant l'économiste libéral Hernando de Soto (14,7%). Selon un sondage sorti des urnes publié par le journal El Comercio, Pedro Castillo devrait disputer le second tour avec Keiko Fujimori, la candidate de la droite populiste, créditée d’environ 14% d’après ce même sondage.

Dix-huit candidats se sont présentés au total pour ce premier tour qui d’après El Comercio s’est déroulé sans incident malgré le contexte particulier de la crise sanitaire. Ces résultats partiels ont suscité des réactions diverses : le journal Correo a recueilli le témoignage de certains habitants de la capitale Lima, choqués par la victoire du candidat de la gauche radicale. Une victoire qui a été en revanche célébrée par ses sympathisants dans la ville de Cajamarca, le bastion du candidat, écrit Correo.

Les sondages ne se sont pas trompés, ajoute La Republica. Il y a une semaine, ils donnaient déjà une forte avance à Pedro Castillo sur les autres candidats. Pedro Castillo qui peut s’appuyer sur un électorat rural et une partie de la population séduite par ses « promesses radicales ». Le vainqueur du premier tour a déjà remercié ses électeurs. C’est à la Une du journal Expreso. « Le peuple s’identifie à une personne qui est-elle même issu du peuple », a déclaré Pedro Castillo, cité par Expresso.