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    Le blog d'Yves de Kerdrel
    • Livret A (crédits Reuters)
      "Votre argent m'intéresse". Ce fameux slogan publicitaire, qui commence à dater un petit peu, aurait pu être l'un des mots d'ordre de la campagne du candidat socialiste, tant il a semblé préoccupé par l'importance de l'épargne des français.

      Un taux d'épargne qui n'a jamais été aussi élevé, comme l'ont confirmé, en fin de semaine dernière, l'Autorité des Marchés Financiers et l'Autorité de Contrôle Prudentiel, émanation de la Banque de France.

      Dans ses soixante propositions initiales, le nouveau Président de la République avait imaginé doubler le plafond du Livret A (actuellement fixé à 15.300 euros), et de modifier le mode de calcul de son taux de rémunération, afin qu'il colle davantage à l'inflation. Par la même occasion, il proposait de doubler le plafond du livret de développement durable (actuellement établi à 6.000 euros). Dans le premier cas, sa motivation était de donner plus de moyens au financement du logement social. Dans le second cas, il s'agissait d'abonder en prêts

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    • Le très informé hebdomadaire financier américain Barron's croit savoir que les
      responsables de la société Dow Jones Indexes, qui gère les fameux indices du
      même nom, auraient décidé de faire entrer dans ce précieux échantillon de trente
      valeurs deux valeurs emblématiques : Google et Apple. Ce changement pourrait
      intervenir d'ici la fin de l'année aux dépens de titres moins « glamours » comme
      Alcoa, Bank of America, voire même Hewlett-Packard.

      Toute la question est de savoir si ce mouvement consiste à faire en sorte que
      l'indice Dow Jones reste un thermomètre fiable de la bourse américaine, en y
      intégrant des valeurs plus représentatives de la richesse du pays, ou bien s'il
      s'agit d'une simple opération marketing destinée à jeter un peu de lumière sur cet
      indice créé en 1884 par Charles Dow à partir de onze titres, dont neuf
      représentaient alors des compagnies des chemins de fer.

      Car le problème du Dow Jones, n'est pas dans sa notoriété, mais dans sa fiabilité.
      Avec l'indice Nikkei 225,

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    • Tim Cook, nouveau patron d'Apple
      Mieux vaut pour Tim Cook qu'il reste à Cupertino à quelques 9.000 kilomètres de la France et du climat nauséabond qui entoure la campagne électoral. Le nouveau patron d'Apple, qui a succédé à Steve Jobs à la fin de l'été dernier, quelques jours avant que celui-ci décède de son cancer, a beau déambuler dans les couloirs de « la firme à la pomme » en jean et en converse, il s'est enrichi de 185 millions de dollars depuis le début de l'année. Soit environ 150 millions d'euros. Chaque journée passée à travailler lui a rapporté 2 millions d'euros !

      Comment est-ce possible ? Tim Cook recevait jusqu'au 24 août dernier un salaire de 900.000 dollars. Correct pour celui qui était alors le numéro deux d'Apple. Lorsque les administrateurs lui ont demandé de remplacer Steve Jobs, au pied levé, ils ont augmenté sa rémunération annuelle à 1,4 million de dollars (une misère à coté de nos patrons du CAC 40). Mais surtout ils lui ont accordé 1 million d'actions Apple dont il pourra vraiment disposer,

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    • Tous les experts boursiers dont je ne fais bien sûr pas partie - mais que je lis assidûment - le disent haut et fort : la bourse américaine qui vient de progresser pendant cinq semaines consécutives, devrait poursuivre sur sa lancée. Tout concourt pour motiver l'enthousiasme des investisseurs. D'abord les bons indicateurs économiques, avec notamment la baisse spectaculaire du taux de chômage. Ensuite le niveau très élevé du cash détenu par les fonds mutuels américains qui avaient fait preuve d'un excès de prudence, ces dernières semaines. Enfin, il y a un climat général qui a changé.

      La crise de 2008 a certes laissé des traces et modifié les comportements, voire les textes. Mais la page est tournée. Et l'on parle à nouveau d'introductions en bourse records et d'opérations spectaculaires. Bref les Etats-Unis ont fini par terrasser la peur qu'ils s'étaient faits à la suite de la crise financière. Ils ont réalisé qu'ils avaient repris la maîtrise de leur destin et de leur croissance. Et

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    • Bernard Arnault, quatrième fortune mondiale« L'argent, disait Coluche, ça va et ça vient. Mais quand ça vient, ça va ! » C'est le cas pour 16 personnes qui font désormais partie du club très fermé des milliardaires en dollars. Un club répertorié chaque année par le magazine américain Forbes et qui recense actuellement 1.226 membres, au premier rang desquels figure un mexicain, Carlos Slim, propriétaire de l'opérateur local en matière de téléphonie mobile, mais aussi actionnaire de nombreuses sociétés, y compris le très prestigieux New York Times.

      Chaque année, la publication de ce classement suscite des attentes, des révélations voire des fantasmes qui montrent que la richesse créée ici où là par des industriels, des créateurs d'entreprises, des inventeurs ou des gestionnaires hors pair n'en finit pas de fasciner. N'avons-nous pas tous un peu de fierté à l'idée que le premier européen de ce classement soit un français, Bernard Arnault, patron et propriétaire de LVMH, le numéro un mondial des produits de luxe, auquel Forbes

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    • Désormais les français savent à quoi s'en tenir sur la complexe affaire Dexia. Celle qui fût une très belle banque finançant les collectivités locales avant de se diversifier dans la gestion de patrimoine, a fini par devenir la plus grosse banqueroute de l'histoire financière française. Puisque maintenant que son démantèlement est entamé, on estime l'addition à près de 12 milliards d'euros. Il y a une quinzaine d'années le Crédit Lyonnais tenait ce triste record avec près de 15 milliards… de francs.

      Les raisons de cette catastrophe, on les connait. Deux commissions d'enquête parlementaire ont déjà travaillé sur le sujet en France. Une troisième finit son travail en Belgique et promet des découvertes étonnantes. Ce que personne ne conteste, c'est que Dexia est devenu littéralement ingérable, dès lors que la banque, cherchant à obtenir une rentabilité toujours plus élevée, s'est transformée en un véritable hedge fund, avec le rachat de l'américain FSA. Une opération qui l'obligeait à

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    • AppleSur ce blog nous avons déjà évoqué le cas particulier d'Apple, cette incroyable success-story industrielle, commerciale, financière et boursière, puisque la société de Cupertino est aujourd'hui le groupe le plus cher au monde. Nous avons aussi abordé la question des dividendes que les sociétés cotées dévoilent actuellement aux actionnaires. Le coupon n'est-il pas juridiquement et traditionnellement une part du bénéfice réalisé par un groupe, que celui-ci répartit auprès de ses apporteurs de capitaux ?

      Il se trouve qu'Apple n'a jamais distribué de dividende de toute son histoire. Beaucoup de sociétés de technologies préfèrent consacrer leurs premiers bénéfices à réinvestir dans la recherche, le développement, voire le marketing. C'est une donnée qui est désormais bien acquise aussi bien de l'autre côté de l'Atlantique qu'en Europe où les actionnaires acceptent de sacrifier des gains à court terme au profit du développement à long terme de la société à laquelle ils ont apporté des

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    • Dans le cadre de la campagne électorale, certaines voix s'emploient à démontrer la soi-disant "cupidité" des actionnaires.

      L'an passé les entreprises du CAC 40 ont distribué, au total, à leurs "petits porteurs" près de 40 milliards d'euros, sous forme de dividendes ou de rachats d'actions. Mais faut-il vraiment attribuer cette générosité à une exigence des actionnaires ou à légitime souci de leur plaire ?

      C'est la question que l'on peut se poser à l'annonce des choix faits par un certain nombre de grands groupes cotés quant à la rémunération des actionnaires au titre de l'exercice 2011. Prenons l'exemple de Lafarge qui a fait part de son intention de diviser par deux le dividende versé à ses petits ou gros porteurs. L'action a immédiatement flambé. Bien sûr le marché a aussi salué des perspectives meilleures que prévu, un désendettement bien ordonné, un plan d'économies drastiques.

      Mais le même jour L'Air Liquide, valeur préférée des actionnaires, a annoncé à la fois une hausse du

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    •  Cela fait plus d'un an que les investisseurs européens, voire mondiaux surveillent comme le lait sur le feu ce qui se passe en Grèce, si ce petit pays qui représente à peine 2 % de la richesse européenne va enfin trouver solution, et s'il en sera de même de manière pérenne pour des économies plus importantes comme l'Espagne ou l'Italie, voire le Portugal. Ce sont là des préoccupations dont chaque rebondissement, quasi quotidien explique les soubresauts des marchés depuis six mois. Nous avons eu droit à une phase de profonde déprime pendant tout l'été. Et depuis le sommet du 9 décembre, les investisseurs ont compris que la volonté politique pouvait l'emporter. Ce qui explique que depuis cette date l'indice CAC 40 a rebondi de près de 10 %.

      Il reste que les investisseurs continuent de danser sur un volcan. Le plan grec vient d'être à nouveau ajourné en dépit des efforts incroyables des uns et des autres. Et plus personne ne peut désormais exclure un scénario de sortie de la Grèce

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    • Hermès : 27,5 milliards d’euros derrière ces murs

      La famille Hermès se souviendra de ce millésime 2011.
      D'un coté il lui a fallu batailler pour contrer l'entrée par effraction dans son capital de LVMH à hauteur de 22 %. De quoi ébranler le calme qui règne chez ce sellier presque bicentenaire. De l'autre côté, le groupe a traversé la crise, comme une fleur, affichant un chiffre d'affaires record de 2,8 milliards d'euros, en hausse de 18,3 %. Excusez du peu !

      Manifestement ce "caillou dans la chaussure" constitué par l'entrée inopinée de Bernard Arnault au capital d'Hermès, n'a pas empêché le groupe de courir encore plus vite que prévu. Pour preuve. Sa marge opérationnelle - principal indicateur de rentabilité devrait dépasser les 30 % et afficher 3 points de plus que l'an passé. On n'ose imaginer ce que cela aurait été si l'activité du sellier n'avait pas été bridée par une pénurie - plus ou moins gérée - de ses stocks !

      Toujours est-il que cela explique en grande partie que cette entreprise familiale, de taille encore

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    • Yves de Kerdrel

      Yves de Kerdrel, 49 ans, est directeur de la rédaction de WanSquare. Il est également éditorialiste économique au Figaro et chroniqueur hebdomadaire pour l’émission « les clés de l'économie » sur I-Télé. Auparavant éditorialiste au quotidien Les Echos, il s’y est distingué en créant la page « Crible », qui est devenue une institution. Il a également été de 2006 à 2009 directeur de la rédaction du Journal des Finances (groupe Figaro) qu’il a amené à la première place des hebdomadaires boursiers, avant de le rapprocher du groupe Le Particulier. Yves de Kerdrel est, par ailleurs, membre de la Commission Attali (depuis août 2007), du Comité d’éthique du MEDEF, et du Comité Franco-britannique. Il a été sélectionné en 2005 pour faire partie des « young leaders » de la French American Foundation. Diplômé d’une grande école de commerce, titulaire d’une maîtrise de droit et du diplôme de la Société Française des Analystes Financiers, il est marié et père de deux enfants.