ACTIVITÉS DE VOS AMIS

    Le blog d'Yves de Kerdrel
    •  BourseEn 2013, le mois de mai s’est révélé positif pour les actions européennes, contrairement aux années précédentes. Les investisseurs sont pourtant toujours aussi prompts à brûler ce qu’ils ont à nouveau adoré ces derniers temps. Résultats : les indices sont repartis à la baisse depuis quelques jours.

      En Bourse, il existe une série de proverbes que les professionnels se plaisent à égrener, telles des prières susceptibles de les rassurer. L’une d’entre elles est toujours très en vogue dans les salles de marchés : « Sell in may and go away ! ». Autrement dit, en mai, vends tes titres et pars! Si cet adage tient plus de la recette superstitieuse que d’une formule scientifique, elle se vérifie parfois de façon étonnement récurrente. Ainsi l’indice EuroStoxx 50 qui regroupe les 50 plus grosses sociétés européennes a-t-il fini dans le rouge ces trois dernières années : -8,1% en mai 2012, -5% en mai 2011 et -7,35% en mai 2010.

      Sauf que, cette année, le même indice s’est inscrit en hausse de 2,13%

      En lire plus »de Bourse: « Sell in may and go away ! » ou comment les adages sont faits pour être démentis.
    • Patrons CAC40Avec un recul de 4 % de leurs rémunérations pour l'année 2012, les patrons du CAC 40 ne sont plus cloués au pilori. Preuve que l'autorégulation et de nouvelles pratiques fonctionnent.

      C'est le journal Les Echos qui en fait le constat dans son édition de ce jeudi : la rémunération globale des patrons du CAC 40 a reculé de 4 % en moyenne au cours de l'année passée. Une baisse justifiée notamment par de moindres bonus, en baisse en raison de résultats moins bons que prévu. Le salaire moyen d'un dirigeant s'établit donc à 2,3 millions d'euros. Ce qui n'a rien d'anormal par rapport à ce qui se pratique ailleurs en Europe. Car il serait incongru de comparer les rémunérations américaines et européennes pour de multiples raisons.

      Le tableau que publie le quotidien économique amène à tirer trois leçons très précises sur les émoluments de nos stars patronales. D'abord sur le fond, l'autorégulation dont certains ont longtemps considéré qu'elle n'était qu'un mythe fonctionne bel et bien. Certains

      En lire plus »de Le salaire des patrons n’est plus un sujet
    • DowJonesDowJonesL'incident du Tweet piraté de l'Associated Press montre que, dans un monde où l'information instantanée et les algorithmes dominent, le marché subit la puissance du trading à haute fréquence.

      Le marché a toujours raison, mais il n'a pas raison tous les jours. Cet adage semble fort bien s'appliquer à la journée d'hier où, en Europe, les places boursières se sont emballées alors que venaient de sortir des indicateurs économiques mauvais et, pire encore, inquiétant pour la première fois sur la première économie de l'Europe, l'Allemagne. Choisissant de voir le verre à moitié plein, les investisseurs ont décidé que cela serait la goutte d'eau qui obligerait la BCE à baisser ses taux début mai.

      Chute de 150 points du Dow Jones en trois minutes

      Idem de l'autre côté de l'Atlantique où, entre 13h07 et 13h10, la bourse américaine a été fortement perturbée par un Tweet provenant du compte de l'Associated Press, indiquant que la Maison Blanche avait subi une attaque et que le président était

      En lire plus »de Le “hashtag crash” ou comment un Tweet fait flancher le Dow Jones
    • FnacFnacFaute de pouvoir trouver un acheteur pour la Fnac, le groupe PPR va s'en débarrasser aux dépens de ses actionnaires. Un cadeau empoisonné dont chacun se demande comment il sera traité par l'AMF.

      Le conseil d'administration de PPR (bientôt Kering) a validé hier de manière définitive le principe d'une introduction en bourse de la Fnac, que le groupe possède à 100 %. La plupart du temps, lorsque des entreprises mettent des filiales sur le marché, c'est pour leur permettre de se valoriser, de se développer plus facilement voire de trouver une autre vie. Bref, il s'agit en général d'une consécration.

      Un cadeau empoisonné aux actionnaires

      S'agissant de la Fnac, le cas de figure est complètement différent. Après avoir essayé en vain de vendre cette ex-star de la distribution de biens culturels et technologiques, PPR voulant s'en débarrasser à tout prix sans même recevoir un chèque en contrepartie, a décidé de distribuer 95% du capital de la Fnac à ses actionnaires. Ce n'est plus une

      En lire plus »de Comment l’AMF va gérer le cas Fnac?
    • Moody'sMoody'sUn Ministre de l'économie sans crédibilité, trois ministres importants du gouvernement en désaccord avec la politique économique. Il ne reste plus aux agences de notation qu'à dégrader la France.

      Depuis un an la France fait, contre toute attente, bonne figure sur les marchés obligataires. Non pas parce qu'elle est plus vertueuse que ce à quoi elle s'était engagée. Bien au contraire ! Mais parce qu'elle a bénéficié successivement des paratonnerres grecs, puis italiens puis chypriotes. A chaque fois que la crise de l'Euro semblait se rallumer dans un de ces trois pays, les investisseurs trouvaient refuge auprès de la dette allemande et de la dette française.

      La Commission a souligné l’écart entre le déficit budgétaire français réel et celui qui lui avait été fixé

      Le problème, c'est que ces paratonnerres sont comme des allumettes ; ils ne servent qu'une fois. Et vient le moment où les investisseurs commencent à regarder la dette française en elle-même et non plus par rapport aux autres

      En lire plus »de Tout est prêt pour une dégradation de la France

    • assurance vieassurance vieLe rapport des députés socialistes Dominique Lefebvre et Karine Berger sur l'épargne financière cherche davantage à mieux flécher une partie de l'assurance-vie vers les PME qu'à sanctionner les gros épargnants.

      Le rapport Berger-Lefebvre sur l'épargne financière (du nom de deux députés socialistes désignés par Pierre Moscovici) a deux points communs avec le Monstre du Loch Ness. D'abord, contrairement à ce que l'on a pu croire, il existe bel et bien et il a été publié aujourd'hui avec plus de trois mois de retard sur le calendrier officiel. Ensuite, il ne s'agit pas d'un "Monstre" comme le redoutaient la plupart des assureurs et même certains banquiers. Ce qui témoigne encore de la capacité de persuasion, voire de réécriture, des services du Trésor, devant la prose de deux personnalités bien peu orthodoxes.
      Premier point important : le rapport en question plaide avant tout pour une stabilisation du cadre fiscal de l'épargne sur le quinquennat. Il faut dire qu'après le choc fiscal de

      En lire plus »de Le rapport Berger : plus de peur que de mal
    • Air FranceAir FranceJean-Cyril Spinetta a un très beau bilan derrière lui. Mais il a fait deux années de trop en sciant la branche de Pierre-Henri Gourgeon. Son départ va permettre à Alexandre de Juniac d'avoir les mains enfin libres.

      C'est donc enfin acté. Jean-Cyril Spinetta va quitter la présidence d'Air France-KLM le 1er juillet prochain. C'est-à-dire neuf mois avant la fin officielle de son mandat. Le conseil d'administration a pris acte de cette décision et a aussitôt nommé, à l'unanimité, Alexandre de Juniac comme futur patron de l'avionneur franco-hollandais. Ce dernier n'était jusqu'à présent qu'à la tête de la seule société Air France où il sera remplacé par le directeur financier, Frédéric Gagey.

      Auteur de l’alliance entre Air France et KLM

      Inspecteur général de l'Education nationale, Jean-Cyril Spinetta n'était pas préparé pour devenir le patron d'Air France, dans le sillage de Christian Blanc. Non seulement il a su, dans un premier temps, correctement tenir le manche de la compagnie. Mais

      En lire plus »de Bonne nouvelle: Spinetta quitte Air France-KLM
    • Fourtou-Vivendi

      Le groupe présidé par Jean-René Fourtou a annoncé qu'il suspendait le processus de vente de sa filiale brésilienne GVT. Bonne nouvelle, puisque c'est le plus important foyer de croissance de Vivendi.

      Cela fait presqu'un an maintenant que Jean-René Fourtou a annoncé une "revue complète" des actifs de Vivendi, à l'occasion de la précédente assemblée générale. Et depuis il ne s'est rien passé. Strictement rien. Sinon le départ de Jean-Bernard Lévy, un peu étonné d'apprendre que le souhait du président du conseil de surveillance était de tirer un trait sur l'ensemble de l'activité télécoms.

      Depuis le début de l'été dernier, les dirigeants du groupe ont laissé entendre qu'ils voulaient vite céder Maroc Télécom. Ce qui était compréhensible, mais difficilement réalisable dans de bonnes conditions financières. Et ils auraient bien aimé vendre aussi le brésilien GVT, qui fournit le plus fort taux de croissance parmi toutes les filiales de Vivendi. Cette dernière décision était plus

      En lire plus »de Vivendi ne casse pas la poule aux oeufs d'or
    • Free (Credits AFP)

      Le quatrième opérateur de téléphonie mobile va devoir investir lourdement dans les infrastructures, alors que l'Autorité de la Concurrence a limité dans le temps l'accord d'itinérance conclu avec Orange.

      Bruno Lasserre, qui est un homme de bon sens, a sifflé la fin de la récréation dans l'univers de la téléphonie mobile. En décidant hier que l'accord d'itinérance conclu entre Orange et Free, qui permettait à ce dernier de bénéficier d'un réseau sans avoir à investir autant que ses concurrents, ne pourrait pas durer au-delà de 2018, le président de l'Autorité de la Concurrence a rappelé son attachement "au maintien du modèle concurrentiel par les infrastructures". Cela signifie que si Free veut continuer à jouer au grand casino de la téléphonie mobile, il lui faudra miser gros. Ce qui n'était - peut-être - pas dans ses intentions initiales.

      En tapant du point sur la table, Bruno Lasserre a exaucé notamment les voeux des principaux concurrents de Free, et surtout de Bouygues Telecom, qui

      En lire plus »de Free: la révolution copernicienne
    • EuronextEuronextLe bilan 2012 des introductions en Bourse en Europe, en baisse de 59%, est très mauvais. Mais une moindre volatilité et le retour de la confiance en fin d'année sont porteurs d'espoirs pour 2013.

      Les graphiques présentés par PriceWaterHouseCoopers (PwC) dans son "IPO Watch", qui fait un bilan du marché européen des IPO en 2012, sont particulièrement moribonds: 10,9 milliards d'euros levés via 263 opérations, soit une baisse de 59% en valeur et de 39% en volume sur un an! Pourtant, le cabinet de conseil tempère dès les premières lignes: cela est notamment lié à l'absence de méga deal comme cela avait été le cas l'an passé, lorsque Glencore avait levé 6,9 milliards de dollars à lui seul.

      L’avant et l’après-Facebook

      En réalité, ce millésime a vu se succéder des phases propices et des coups d'arrêt. Ainsi, 2012 avait plutôt bien commencé, avec les IPO de Ziggo qui avait levé 800 millions d'euros sur Euronext, et DKSH 700 millions en Suisse. Mais cela fut de courte durée. "En 2012, il y a

      En lire plus »de Introductions en Bourse en Europe: enfin le rebond?

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    Auteurs de Blog / Profils

    • Yves de Kerdrel

      Yves de Kerdrel, 49 ans, est directeur de la rédaction de WanSquare. Il est également éditorialiste économique au Figaro. Auparavant éditorialiste au quotidien Les Echos, il s’y est distingué en créant la page « Crible », qui est devenue une institution. Il a également été de 2006 à 2009 directeur de la rédaction du Journal des Finances (groupe Figaro) qu’il a amené à la première place des hebdomadaires boursiers, avant de le rapprocher du groupe Le Particulier. Yves de Kerdrel est, par ailleurs, membre de la Commission Attali (depuis août 2007), du Comité d’éthique du MEDEF, et du Comité Franco-britannique. Il a été sélectionné en 2005 pour faire partie des « young leaders » de la French American Foundation. Diplômé d’une grande école de commerce, titulaire d’une maîtrise de droit et du diplôme de la Société Française des Analystes Financiers, il est marié et père de deux enfants. Depuis octobre 2012, il est Directeur général du groupe Valmonde (Valeurs Actuelles, Spectacle du monde...)

    • Anne-Laure Peytavin, Rédactrice en chef / Wansquare.com

      Rédactrice en chef de WanSquare, filiale d’informations économiques et financières en pushs mails du Figaro. Titulaire d’une maîtrise de droit à Assas et d’un master finance et stratégie à Sciences-Po Paris, elle a commencé sa carrière au sein de la lettre spécialisée Capital Finance des Echos. Elle a ensuite travaillé pendant un an en salle des marchés chez Fortis à New York, avant de collaborer au sein du site d’informations spécialisé en corporate finance, CFnews, puis de participer au lancement de WanSquare, en septembre 2009.