On peut être « sans emploi » et ne pas souffrir exagérément de la crise. C'est assurément le cas de Mitt Romney, candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle américaine, contraint par l'amicale pression de ses concurrents, dont Newt Gingrich, à révéler le contenu de sa fiche d'imposition.
Il est vrai que le jeu en valait la chandelle : car si Mitt Romney a vu ses revenus reculer de 3,7% en 2011, ceux-ci ont tout de même représenté la bagatelle de 20,9 millions de dollars (environ 16 millions de dollars) l'an dernier. Voilà qui lui permet de rivaliser avantageusement avec la plupart des ténors de Wall Street, même si les PDG de JP Morgan (Jamie Dimon) et de Blackrock (Laurence Fink) le coiffent au poteau, avec des revenus respectifs de 23 et de 27 millions de dollars.
Quoi de plus normal dans la mesure où Mitt Romney est justement un de ces seigneurs de la finance ! Cet ancien missionnaire de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours,
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