La Norvège, la Suède et le Danemark font figure de valeurs refuges pour les investisseurs.
La Norvège profite de sa rente pétrolière
La croissance de l’économie norvégienne est robuste en raison notamment de la consommation intérieure et du taux de chômage, le plus faible au monde à 3 %.
La Norvège profite aussi de sa rente pétrolière puisque ses exportations d’hydrocarbures peuvent représenter plus de 20% de son PIB. La majeure partie des revenus de la Norvège est donc issue du pétrole, dont elle exporte 90% de sa production. Ainsi, le pays a pu se doter d’un fonds souverain estimé à plus de 500 milliards de dollars (le plus grand fonds souverain au monde).
Suède : affaiblir la couronne suédoise pour relancer l’économie
Après une croissance insolente de son PIB de 5,6% en 2010 et de 4,6% en 2011, un vent glacial souffle sur l’économie suédoise.
Le ralentissement mondial affecte les exportations et la demande domestique baisse. À la lumière de ces perspectives peu réjouissantes, la Banque Centrale suédoise devrait baisser ses taux, selon la société de gestion Nordea. Cet assouplissement monétaire va contribuer à affaiblir la devise suédoise pour relancer l’économie suédoise, qui est fortement tournée vers l’export avec le bois, l'hydroélectricité et le minerai de fer.
L’économie danoise ne dépend plus seulement de ses exportations
Ces dernières années, les exportations ont fortement soutenu l’économie danoise. Elles représentent un tiers du PIB danois. C’est pourquoi, le pays a été vulnérable à la récession de la zone euro.
Mais désormais, la demande domestique s’accélère, pour prendre le relais. Après la stagnation des dépenses domestiques des dernières années, le potentiel de consommation des ménages danois s’avère substantiel.
Grâce au secteur privé et au plan de relance du gouvernement, le redémarrage des investissements devrait aussi contribuer significativement à la croissance de l’économie danoise en 2013.

