De nombreux experts estiment que 2013 sera propice aux actions européennes, dont la sous-valorisation, au regard de leurs fondamentaux, offre des opportunités d’investissement.
Après le rallye de fin d’année, le Cac 40 a débuté l’année en fanfare avec une hausse de 2,55% hier. Les actions françaises pourraient continuer de croître en 2013.
Néanmoins, comme tous les problèmes de la zone euro n’ont pas été réglés : crise de la dette et rigueur budgétaire notamment, il faut se montrer sélectif dans les choix d’investissement. Il s’agit d’appliquer une stratégie de stock picking dans le but de miser sur les sociétés qui ont le plus de chance de se distinguer.
Les secteurs à privilégier : le luxe et la santé
Les valeurs du luxe, comme LVMH ou Hermès International, et celles de la santé, comme Sanofi ou Essilor, ont délivré sur le long terme des performances boursières pérennes. Sur 3 ans, le cours de Bourse d’Hermès a augmenté de 142%, celui de LVMH de 79%, celui de Sanofi de 29% et celui d’Essilor de 84%. Ces sociétés devraient poursuivre leur développement dans les années à venir.
Selon Hugues Le Maire, Directeur Général de Diamant Bleu Gestion, les groupes du luxe s’exportent à travers le monde en préservant de fortes marges bénéficiaires et leurs homologues de la santé profitent de tendances structurelles que sont le vieillissement de la population, ou l’élargissement de l’accès aux soins, pour imposer leur forte valeur ajoutée.
Les secteurs à éviter : les télécoms et les utilities
Les dividendes versés par les valeurs télécoms et les valeurs utilities sont loin de compenser des performances boursières en chute libre. Sur 3 ans, l’action France Telecom a perdu 53% et celle de GDF Suez 47%.
Selon Hugues Le Maire, les entreprises spécialisées dans les télécoms ou les services aux collectivités voient leur rentabilité plombée par une régulation particulièrement contraignante, une concurrence forte et des investissements infrastructurels lourds.
Note importante : Cette analyse est à but pédagogique seulement. Elle ne constitue pas un conseil d'investissement. L'auteur n'a pas de position dans les titres LVMH, Hermès International, Sanofi, Essilor, France Telecom et GDF Suez.


