Le réseau d'agences Laforêt estime que la baisse de l'immobilier devrait se stabiliser dans les prochains mois. Le marché pourrait repartir d'ici la fin de l'année.
Au niveau national, la demande a baissé de -19% entre le premier semestre 2011 et le premier semestre 2012. Cette baisse a été plus importante à Paris avec -25%. Les primo-accédants subissent une perte de pouvoir d'achat due à la fin du PTZ dans l'ancien et les investisseurs sont impactés par une fiscalité moins attractive, avec la fin du Scellier et la réforme de l'impôt sur les plus-values immobilières.
Dans le même temps, l'offre est quasi stable avec +1%. Paris affiche en revanche une hausse de +33%. Mais de nombreux vendeurs cherchent à mieux comprendre l'évolution des prix avant de décider de vendre ou non leurs biens.
Ainsi, les transactions ont accusé une baisse de -11% durant le premier semestre 2012, comparé à la même période en 2011. Baisse moins importante des transactions à Paris avec -2%. Cette tendance provient du cumul de facteurs négatifs comme la conjoncture défavorable ou l'attentisme du aux élections.
Les prix sont en légères baisses de -1% sur cette période. Le prix moyen national est de 2 947€ du mètre carré. Le prix au mètre carré est en légère hausse à Paris +1% à 8 380€. On assiste désormais à une réelle différentiation entre les biens exempts de défauts majeurs qui sont acquis au prix fort et les autres biens, moins bien positionnés dont le prix doit être révisé pour déclencher des visites. Le moindre défaut devient un levier de négociation.
Des négociations sur les prix qui se maintiennent au dessus des 6% (écart entre le prix affiché et le prix vendu) pour parfois dépasser 10%. Cela se traduit aussi par un délai de vente moyen qui a augmenté de 8 jours pour atteindre une moyenne de 101 jours. Paris affiche une hausse plus importante de 22 jours pour atteindre un délai de vente moyen de 63 jours.
Le second semestre devrait être plus favorable, avec des fondamentaux qui suggèrent une reprise du marché immobilier. Avec par exemple, d'un côté un stock de biens à la vente stable et des vendeurs qui ont pris la mesure du marché, et de l'autre des taux d'intérêts toujours plus attractifs qui devraient soutenir la capacité d'achat des acquéreurs solvables.

