
L'Observatoire Crédit Logement/CSA a révélé que le montant des crédits immobiliers accordés par les banques a enregistré un fort recul au premier semestre 2012, avec une baisse de 33,1% par rapport au premier semestre 2011.
Cette tendance a aussi été observée par la Banque de France, qui estime que la production globale de crédits nouveaux à l'habitat est en net repli sur les 4 premiers mois de l'année 2012, avec au total 32,7 milliards d'euros de prêts accordés... soit une baisse de 40% par rapport à la même période en 2011.
Taux de crédit au plus bas
Même si les taux d'intérêts ne sont plus très loin de leur plus bas historique, seuls les très bons dossiers peuvent bénéficier de taux attractifs, en moyenne entre 3,6% et 3,7% pour des emprunts sur 20 ans (CBRE).
Durcissement des conditions d'octroi de crédit
Pour répondre aux nouvelles exigences de Bâle III, les établissements de crédit ont durci leur politique d'octroi de crédit au niveau de l'apport notamment. Le taux d'apport exigé est aujourd'hui compris entre 15% et 20% du prix du bien contre 10% à 15% un an auparavant (CBRE).
Contexte économique morose

Une grande majorité des ménages estime que les conditions de marché sont peu favorables à l'acquisition d'un bien immobilier.
Les ménages aux revenus modestes ou aux faibles apports personnels reportent leur projet immobilier. Ce phénomène est amplifié par la suppression du PTZ+ dans l'ancien pour les primo-accédants.
Les prix élevés de l'immobilier dans les grandes villes freinent également la demande. Les acheteurs sont plus exigeants sur la qualité des biens à vendre, mais les propriétaires ont du mal à revoir leur prix à la baisse.
