Redressement fiscal, affaire Saint-Gobain, dépôt de plainte d'un ancien cadre : l'étau se resserre autour du groupe familial et du chef de clan, Ernest-Antoine Seillière. Retour sur les mésaventures du baron et de son bras droit, Jean-Bernard Lafonta, qui en 2009, révèle L'Express, ont même envisagé la mise en sauvegarde du groupe Wendel. Récit.
C'est un cadeau de Noël un peu particulier, délivré par huissier, qu'a reçu, le 24 décembre, le baron Ernest-Antoine Seillière : une notification de redressement fiscal. Comme lui, quatorze dirigeants et ex-dirigeants du groupe Wendel sont dans le collimateur du fisc. L'administration leur réclame la modique somme de 240 millions d'euros.
En cause, un plan d'intéressement ultra-sophistiqué, qui a permis à ces privilégiés de s'attribuer, en mai 2007, 4,7 % du capital du groupe familial, soit l'équivalent de 324 millions d'euros. Le Meccano impliquait de multiples sociétés civiles, que le fisc soupçonne d'avoir été mises en place
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