Avec un recul de 4 % de leurs rémunérations pour l'année 2012, les patrons du CAC 40 ne sont plus cloués au pilori. Preuve que l'autorégulation et de nouvelles pratiques fonctionnent.
C'est le journal Les Echos qui en fait le constat dans son édition de ce jeudi : la rémunération globale des patrons du CAC 40 a reculé de 4 % en moyenne au cours de l'année passée. Une baisse justifiée notamment par de moindres bonus, en baisse en raison de résultats moins bons que prévu. Le salaire moyen d'un dirigeant s'établit donc à 2,3 millions d'euros. Ce qui n'a rien d'anormal par rapport à ce qui se pratique ailleurs en Europe. Car il serait incongru de comparer les rémunérations américaines et européennes pour de multiples raisons.
Le tableau que publie le quotidien économique amène à tirer trois leçons très précises sur les émoluments de nos stars patronales. D'abord sur le fond, l'autorégulation dont certains ont longtemps considéré qu'elle n'était qu'un mythe fonctionne bel et bien. Certains










