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    La voiture électrique, une innovation qui fait pschiiit ?

    Pour conjurer la malédiction qui la frappe depuis sa création il y a bientot 120 ans, la voiture électrique ne peut pas compter que sur ses atouts. Les pouvoirs publics devront aussi légiférer pour rendre le moteur à combustion moins compétitif.

    1 594 voitures particulières vendues depuis le début de l'année ! Le moins que l'on puisse dire c'est que la voiture électrique ne semble pas avoir encore rencontré son marché . Et encore, dans ce volume de ventes, 982 sont en fait des Bluecar, le véhicule développé -et vendu- par Bolloré pour le service d'auto-partage parisien, Autolib'...

     

    Bref, l'appétence de l'automoboliste moyen pour ce type de véhicules n'est clairement pas au rendez-vous fixé par les constructeurs, au premier rang desquels Renault. Et le délégué interministériel aux véhicules décarbonés, Jean-Louis Legrand, a beau assuré qu' il se vendra 15 000 voitures électriques cette année, on peine à la croire. Bien sûr, la commande publique permettra à elle seule d'atteindre ce chiffre mais elle ne suffira pas à créer un marché, une demande récurrente de véhicule zéro émission apte à faire émerger une niche rentable.

     

    Si l'on n'en reste là, il y a toutes les chances que la voiture électrique ne soit qu'une innovation qui fasse pschiiit ! C'est un peu comme si les mêmes causes -l'autonomie limitée et le coût d'acquisition- barraient à chaque fois la route de cette technologie que certains disent éternellement émergentes. Il suffit pour s'en convaincre de regarder ces vidéos datant des années 60, 70, 80 et 90...

     



     

     

    Pour conjurer la malédiction qui la frappe depuis plus de 150 ans, la voiture électrique ne pourra pas compter que sur elle-même. Sinon, nous risquons fort de regarder les même vidéos dans dix ans avec ironie. Contrairement à ce qu'affirme le délégué interministériel, ce n'est



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