(AOF) - Après avoir ouvert en baisse, Publicis (Paris: FR0000130577 - actualité) (+2,04% à 39,235 euros) affiche l'une des plus fortes hausses de l'indice CAC 40 (Paris: ^FCHI - actualité) . Comme le troisième groupe de communication mondial l'avait annoncé en avril, sa croissance organique a ralenti au deuxième trimestre : 1,6% après 4,1% au premier trimestre. Mais il ne s'agit que d'un trou d'air temporaire, a rassuré ce matin le groupe, qui anticipe une croissance au troisième trimestre supérieure à celle enregistrée sur les trois premiers mois de l'année.
Publicis a expliqué cette baisse de régime par la faiblesse du marché européen, où il a enregistré une décroissance de 1,7%, la cessation du contrat media GM (NYSE: GM - actualité) au deuxième trimestre et le cycle défavorable du secteur santé.
Le groupe français n'a pas non plus réservé de mauvaise surprise au niveau de ses résultats. Au premier semestre, Publicis a réalisé un résultat net part du groupe de 275 millions d'euros, en hausse de 19%, et une marge opérationnelle de 415 millions d'euros, en augmentation de 14%. Elle a représenté 13,5% du revenu, comme au premier semestre 2011.
Malgré une situation économique mondiale qualifiée à la fois de ® volatile et incertaine ¯, le président du groupe, Maurice Lévy, a confirmé les objectifs 2012. Publicis vise une marge opérationnelle stable à environ 16% et une croissance organique supérieure à celle du marché. Son agence d'achat d'espace publicitaire, ZenithOptimedia, anticipe une progression de 4,3% du marché.
AOF - EN SAVOIR PLUS
- Le groupe pense pouvoir rester dans le top 2 des sociétés les plus dynamiques en termes de NNB (net new businesses) ;
- Grƒce à son accord avec Dentsu (Xetra: 763961 - actualité) (numéro un japonais du secteur), Publicis s'est positionné au Japon, le deuxième marché mondial publicitaire (derrière les Etats-Unis) ;
- La structure financière de Publicis est saine et lui permet de saisir de nouvelles opportunités de croissance externe de taille significative même si les cibles sont de plus en plus rares. Ipsos (Munich: 923860 - actualité) est souvent citée par les analystes.
Les points faibles de la valeur
- L'environnement publicitaire sur 2012 est la principale inconnue ;
- Le groupe, qui réalise plus de 40% de son revenu en Amérique du Nord, est dépendant du rythme de la reprise économique outre-Atlantique et est très exposé aux variations du dollar ;
- Publicis doit gérer, comme l'ensemble des agences publicitaires, 3 défis : la pression sur les prix imposés par les annonceurs, la maitrise des salaires dans les pays émergents et dans le Numérique (les charges salariales représentent 60% du CA dans le secteur), la politique d'optimisation des coûts chez les annonceurs.
Comment suivre la valeur
- Le groupe est dépendant de l'évolution du marché mondial de la publicité, lui-même sensible à la conjoncture économique ;
- A noter que le poste revenu est plus significatif que le poste chiffre d'affaires dans le secteur de la publicité. Les analystes surveillent particulièrement le niveau de croissance interne ;
- A suivre également, la politique de croissance externe dans les pays émergents. Le groupe souhaite mener une politique plus agressive en Chine ;
- La question de la succession de Maurice Lévy, président du Directoire, va se reposer à moyen terme. Il devait initialement passer le relais fin 2011 mais a accepté de rester pour 4 ans maximum.
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Communication - Publicité
Après une croissance de 4% en 2011, le cabinet Strategy Analytics prévoit une progression de 4,9% des investissements publicitaires mondiaux en 2012. Ils atteindraient ainsi 362 MdEUR. Le marché sera porté par des événements à fort impact international, comme les Jeux olympiques, l'Euro 2012 et la présidentielle aux Etats-Unis. Internet et la télévision devraient soutenir le marché publicitaire mondial cette année, avec des augmentations respectives des investissements de 12,8% et 5%. La télévision devrait rester le premier marché publicitaire, avec 146,6 MdEUR d'investissements, soit 40% des dépenses totales. Quant à Internet, il devrait drainer 64,7 MdEUR de dépenses, soit 18% du marché. Cette année, les investissements publicitaires en France devraient se renchérir de 3,2% (+2,1% en 2011), pour s'élever à 10 MdEUR. Strategy Analytics estime que le marché mondial devrait continuer à croître dans les deux ans à venir, avec un total d'investissements de 389 MdEUR en 2014.
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