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    La valeur du jour à Paris - Les bancaires en ligne après la Grèce

    COURS LIÉS

    SymboleCoursVariation
    ACA.PA3,170,14
    GLE.PA16,640,74
    BNPQF.PK37,050,00
    ^REURUSD1 160,470,00


    (AOF) - Après une ouverture en légère hausse, les valeurs bancaires évoluent en ligne avec le reste du marché parisien, affichant un modeste repli en fin de matinée. Crédit Agricole (Paris: FR0000045072 - actualité) et Société Générale (Paris: FR0000130809 - actualité) reculent respectivement de 0,76% et de 0,22% tandis que BNP Paribas (Other OTC: BNPQF.PK - actualité) cède 0,05%. Les investisseurs prennent une partie de leurs bénéfices sur les valeurs du secteur après l'annonce dans la nuit de lundi à mardi d'un accord des pays de la zone euro sur le nouveau plan de sauvetage de la Grèce qui devrait permettre d'éviter un défaut de paiement du pays.

    Selon les termes de cet accord, trouvé au terme de 13 heures de négociations, la dette grecque sera ramenée à 120,5% du PIB d'ici 2020. Ce plan s'appuie sur un nouveau prêt public de 130 milliards d'euros et sur une restructuration de la dette détenue par les créanciers privés. Les banques et les fonds d'investissement vont ainsi accepter une perte de 53,5% contre un objectif initial de 50% de leur part.

    Selon des sources citées par Reuters, les investisseurs privés devraient subir une perte de 73% à 74% de la valeur actualisée nette (VAN) de leurs titres. La perte en VAN correspond à la perte réelle subie par les investisseurs en prenant en compte des facteurs tels que les taux d'intérêts futurs.

    Ce plan devrait permettre à Athènes d'être en mesure d'honorer une échéance de remboursement de 14,5 milliards d'euros qui tombe le 20 mars et d'éviter la faillite.

    Dans une note, CM-CIC souligne toutefois que la situation est loin d'être réglée. ® Si Athènes devrait pouvoir honorer les 14,5 milliards d'euros de remboursement de dette fin mars, son économie reste en effet pénalisée par les difficultés du pays pour lever l'impôt, et pour lutter contre l'évasion fiscale ¯, relève-t-il. L'analyste estime que le retour sur les marchés risque d'être particulièrement douloureux, ce qui devrait retarder l'autonomisation financière du pays. Il ajoute que la question de la croissance du pays n'a toujours pas été abordée.




    AOF - EN SAVOIR PLUS


    Les points forts de la valeur
    - Crédit Agricole jouit de fortes positions en France et en Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) . C'est le nø1 de la banque de proximité en France, le nø1 en Europe par les revenus de la banque de détail, parmi les leaders européens du crédit à la consommation, le nø1 en France et en Europe en gestion collective et le nø2 en France et le 11e en Europe en assurance ;
    - La stratégie de la nouvelle direction est centrée sur la banque de détail et de proximité. Le Crédit Agricole doit donc retrouver un profil défensif.

    Les points faibles de la valeur
    - Le titre de la banque reste des plus volatils en Bourse à l'image de l'ensemble du secteur financier. Les craintes de défaut d'un ou plusieurs pays périphériques européens, Grèce en tête, et les interrogations sur les recapitalisations des banques européennes alimentent cette volatilité ;
    - Crédit Agricole est l'une des banques françaises les plus exposées à la crise grecque, à travers sa filiale Emporiki, dont elle détient 86,5% du capital. Cette filiale, qui ne représente qu'environ 3% de ses revenus mais près de 15% de son coût du risque, empoisonne son image ;
    - La banque est également exposée au risque de contagion de la crise grecque au Portugal, de par sa participation de 23,9% (directe et indirecte) dans Banco Espirito Santo, troisième banque portugaise ;
    - L'environnement de taux bas pèse sur les activités de banque de détail, plus précisément sur les marges sur dépôts .

    Comment suivre la valeur
    - Les valeurs bancaires sont considérées comme des titres ® value ¯ depuis les effets de la crise financière ;
    - Le retour sur fonds propres (ROE), qui mesure la rentabilité des banques, est l'un des ratios clé du secteur ;
    - En tant que valeur financière le titre est influencé par une série d'éléments : (i) les taux d'intérêt dont l'évolution dépend des politiques monétaires (notamment des banques centrales européenne et américaine), (ii) l'état des Bourses mondiales qui influencera ses activités de banque de financement et d'investissement et de gestion d'actifs, (iii) les niveaux de consommation et d'épargne des ménages qui influeront sur les performances de la banque de détail ;
    - Le coût du risque reste à surveiller ;
    - Surveiller également la mise en place du dispositif de ® Bƒle III ¯ qui oblige les banques à augmenter leurs fonds propres pour résister aux crises. Le Comité exige que les établissements financiers affichent d'ici au 1er janvier 2019 un ratio de solvabilité Tier 1 (le noyau dur des capitaux propres des institutions financières) d'au moins 4,5%, contre 2% jusque-là. Un matelas supplémentaire de 2,5% est également exigé. Ce qui porte le pourcentage total à 7%.

    LE SECTEUR DE LA VALEUR

    Finance - Banques
    La réduction de la taille de leur bilan est à l'ordre du jour pour les banques françaises, qui souhaitent rassurer les marchés financiers. BNP Paribas a annoncé une réduction de 10% de la taille de son bilan d'ici à la fin 2012, et sa volonté de limiter sa dépendance aux refinancements en dollars. Cette décision implique la cession d'environ 70 milliards d'actifs d'ici à la fin de l'année prochaine. Quant à la Société Générale, elle désire intensifier les cessions dans son portefeuille d'actifs toxiques, déjà réduit de 8 MdEUR depuis début 2011. D'ici à fin 2012, la banque espère parvenir à une économie supplémentaire de 60 MdUSD de financement. Le modèle des banques françaises, historiquement basé sur le financement, évolue donc avec la crise financière. BNP Paribas et la Société Générale souhaitent toutes deux réduire certains types de crédits en dollars, comme les crédits export, trop coûteux en fonds propres et en liquidités, et qui s'inscrivent dans leur activité BFI (banque de financement et d'investissement).


     

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