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    US / Eco: la probabilité d'un QE3 est moins importante que ce qu'ont intégrée les marchés selon un membre de la Fed

    Un responsable de la Réserve fédérale américaine refroidit les attentes des investisseurs. Alors que les minutes de la dernière réunion de la Fed ont montré que beaucoup de membres du comité monétaire soutenaient une nouvelle intervention de la banque centrale, James Bullard, a déclaré à la chaîne de télévision CNBC que les prévisions économiques s'étaient améliorées depuis la dernière réunion... Le président de la Réserve fédérale de Saint Louis a ainsi affirmé: "Je pense vraiment que les minutes sont un peu dépassées car nous avons eu certaines statistiques depuis qui ont été quelque peu meilleures".

    La reprise de l'économie américaine reste timide mais le rapport sur l'emploi de juillet a fait ressortir des créations d'emploi solides et les dernières statistiques sur la production industrielle et les ventes au détail ont été supérieures aux attentes.

    Le président de la Fed, Ben Bernanke, doit prononcer un discours très attendu vendredi prochain lors de la réunion annuelle de Jackson Hole (Wyoming). Il pourrait alors donner des indices sur un éventuel nouveau tour d'assouplissement quantitatif (QE3) qui serait décidé lors de la réunion des 12 et 13 septembre.

    Selon James Bullard, la Fed reste délibérément vague sur le calendrier de son éventuelle intervention mais pour lui, il est certain qu'il en faudra beaucoup pour qu'elle se lance. "Si nous devions renouer, et je pense que ce sera le cas, avec 2% de croissance, peut-être un peu plus, et que le chômage baisse (...) ce n'est pas une grande performance mais pour moi c'est bien assez pour rester en attente", a-t-il déclaré.

    "La tonalité des discussions, pour moi en tout cas, était 'la situation n'est pas aussi bonne que ce que nous pensions et si cela continue de décélérer, nous allons devoir faire quelque chose'", a ajouté James Bullard. Pour le banquier central, la probabilité d'un QE3 est moins importante que ce qu'ont intégré les marchés d'actions dans leurs cours cet été. "Evoluer sur ce rythme lent n'est pas assez pour justifier une action énergique", a estimé James Bullard.

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