Thomas Z. est matelot pont d’envol sur un porte-hélicoptère de la Marine Nationale. Il nous explique ce métier primordial dans l’organisation des missions à bord.
En quoi consistent vos fonctions ?
Mon rôle est de manœuvrer l’hélicoptère, le sortir et le rentrer dans le hangar. Je dois caler ses pales afin de le fixer et de le sécuriser sur la plate-forme mais aussi sécuriser toutes les personnes pénétrant sous l’appareil.
Qui a besoin de vos services ?
Nous travaillons avec le pilote pour la mise en œuvre de l’hélicoptère ainsi que pour différentes manœuvres comme le transfert de charges ou encore l’hélitroyage sur la plate-forme. Nous collaborons aussi en rapport avec le technicien aéronautique, qui fait appel à nous lorsqu’il veut intervenir sur l’appareil.
Comme pour tout marin, l’esprit d’équipe est important
Oui, bien sûr. Il y a une forte cohésion dans l’équipage car on vit ensemble, on mange ensemble et on passe toutes nos soirées ensemble.
Recrutement et formation
Le recrutement du matelot pont d’envol s’effectue sur sélection pour des candidats de nationalité française âgés de 17 à moins de 25 ans, de niveau 3eme au BAC. Les qualités requises pour ce métier sont à la fois une très grande réactivité et beaucoup de sang-froid au cœur de l’action. Le cursus consiste en une formation initiale de 5 semaines à Querqueville, Hyères ou Toulon et une formation élémentaire de 4 semaines (bases techniques hélicoptère / avion, risques et dangers propres aux bâtiments porteurs d’aéronefs). Après 2 à 6 ans d’affectation, le matelot pont d’envol a la possibilité de postuler au rang d’officier marinier.


