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    Technicolor : le portefeuille de brevets attise les appétits

    Dans une interview accordée au Figaro, jeudi 19 avril, Frédéric Rose, le directeur général du groupe, explique qu’il n’acceptera pas le démantèlement.

    "Aujourd'hui, 80% des fabricants d'électronique dans le monde utilisent des licences de brevets détenus par Technicolor", se félicite Frédéric Rose dans les colonnes du quotidien . Un trésor hérité de Thomson, au même titre que sa dette colossale.

    Et les 40 000 brevets détenus par l’entreprise font "saliver sur le jackpot potentiel" les fonds activistes Third Point et Apollo, ses premiers actionnaires. Mais le directeur général du groupe n’envisage pas l’avenir de la même façon pour Technicolor, et s’oppose fermement au démantèlement du groupe.

    "Nous déposons chaque année assez de brevets pour maintenir le portefeuille à son niveau. Ce sont principalement nos activités dans le monde de l'image et des technologies des maisons connectées qui alimentent ce portefeuille", justifie-t-il.

    10 millions d’euros par an perdus à Angers
    S’il refuse de voir échapper le portefeuille de brevets, il doit toutefois prendre des décisions. Notamment concernant son activité déficitaire de décodeurs.  "Dès 2008, je m'étais engagé à conserver l'usine d'Angers pendant trois ans. Nous perdons 10 millions d'euros sur cette usine", explique-t-il. "J'avais prévenu les pouvoirs publics que la baisse des droits de douane sur ces produits (les décodeurs) ruinerait la possibilité de les produire en France".

    Quatre pistes sont aujourd’hui à l’étude pour assurer un avenir industriel à l’usine d’Angers, dernier site de technicolor en Europe, et pour préserver ses 350 emplois.



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