(AOF) - Le chiffre d'affaires du premier trimestre d'Ubisot s'est élevé à 131 millions d'euros, en hausse de 27,2% (17,5% à taux de change constants). L'éditeur de jeux vidéo a ainsi dépassé son objectif d'un chiffre d'affaires d'environ 115 millions d'euros. Le groupe souligne que ce trimestre a été marqué par les ventes supérieures aux attentes de Tom Clancy's Ghost Recon Future Soldier et la poursuite de la forte dynamique du segment online, en hausse de 112% à 27 millions d'euros.
La société a confirmé les objectifs précédemment communiqués pour l'exercice 2012-13 : chiffre d'affaires prévu entre 1,160 et 1,2 milliard d'euros et résultat opérationnel courant entre 70 et 90 millions d'euros.
Le chiffre d'affaires du deuxième trimestre 2012-13 devrait s'élever à environ 110 millions d'euros, en baisse par rapport au deuxième trimestre 2011-12 qui avait notamment vu la sortie de Driver San-Francisco. Cette période sera marquée par le lancement de plusieurs titres online et digitaux, avec notamment l'open beta de Tom Clancy's Ghost Recon Online.
Un nouveau crédit syndiqué a été signé le 9 juillet 2012, pour un montant de 215 millions d'euros sur 5 ans. L'opération a été significativement sursouscrite et était initialement prévue pour atteindre 180 millions d'euros, un montant équivalent au contrat précédent, signé en mai 2008 pour 5 ans. Par ailleurs, la Société a annulé deux lignes bilatérales qui couraient jusqu'en mai 2013 pour un montant de 70 millions d'euros. Avec ce nouveau crédit syndiqué, le financement d'Ubisoft est sécurisé pour les 5 prochaines années.
AOF - EN SAVOIR PLUS
- L'arrivée des premières consoles de nouvelle génération fin 2012 devrait entraîner un nouveau cycle de croissance pour l'industrie du jeu vidéo. Après avoir éliminé nombre d'acteurs sur le cycle qui s'achève, l'industrie du jeu vidéo offrira pour son prochain cycle, un marché en croissance réservé à de rares acteurs dont Ubisoft.
Les points faibles de la valeur
- Le consensus de marché est très dispersé, illustrant la difficulté à anticiper les résultats d'Ubisoft ;
- Le challenge du groupe est de réussir à tenir ses marques et idéalement de les rendre plus fortes. Un déclin des marques aurait un effet désastreux sur la profitabilité du groupe compte tenu de l'inflation des coûts de production ;
- L'environnement de marché reste difficile, très concurrentiel sur le haut de gamme et avec des pressions prix sur le segment ® casual ¯ ;
- Ubisoft reste en retard par rapport à ses concurrents dans les MMO (jeux en ligne massivement multi joueurs), qui assurent pourtant des revenus récurrents grƒce à leur système d'abonnement.
Comment suivre la valeur
- Ubisoft est une valeur de restructuration très volatile. Elle est également spéculative. La composition du capital est souvent en proie aux rumeurs.
- Le succès de la société dépend avant tout de la solidité de son catalogue. La présentation des jeux en instance de sortie se fait notamment lors des salons professionnels comme l'E3 (Electronic Entertainment Expo) à Los Angeles ;
- La fin d'année est cruciale pour tous les éditeurs de jeux vidéo, qui réalisent la majeure partie de leur chiffre d'affaires entre septembre et janvier (avec un pic pour les fêtes de fin d'année) ;
- La tendance du marché américain des jeux vidéo préfigure généralement de quelques mois celle du marché européen ;
- La stratégie de rattrapage dans les jeux en ligne, notamment sur Facebook, est à suivre.
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Informatique - Jeux vidéo
Avec le succès des smartphones, l'univers des jeux vidéo est complètement reconfiguré. Les ventes de consoles régressent. Même si elle s'est écoulée à 1,2 million d'exemplaires aux Etats-Unis et en Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) depuis son lancement, les ventes de la nouvelle console portable ®PS Vita¯ de Sony (Stuttgart: 853687 - actualité) sont décevantes. Elle se serait commercialisée deux fois moins bien sur le Vieux Continent que la PSP en septembre 2005. De son côté, Nintendo a dû réduire le prix de sa console portable 3DS de 40% au Japon et de 25% en Europe en août 2011, l'année même de sa sortie. En dépit de cette mesure, le groupe japonais a ramené son objectif de vente à 14 millions d'unités sur l'exercice clos au 31 mars, contre 16 millions initialement. Pourtant, le SELL considère qu'il n'existe pas de cannibalisation entre les supports. Il estime que l'élargissement du marché du jeu est positif. De même, si Sony reconnaît désormais l'importance des smartphones et des tablettes dans le secteur du jeu, il reste confiant dans la cohabitation des différentes plates-formes.
Les Bourses européennes accusent durement le coup jeudi en ouverture de la confirmation du fait que la Fed commence …

