Lors d’une conférence de presse mercredi 13 juin, Arnaud Montebourg a répondu à l’appel de Carlos Tavares.
La veille, le numéro deux de Renault appelait les pouvoir publics à la rescousse. Les ventes de voitures ne cessent de chuter en France et en Europe, plaçant les constructeurs dans une position délicate. C’est la raison pour laquelle Renault, par la voix de Carlos Tavares, demande des mesures d’aide de l’Etat.
"Cette demande est parvenue jusqu'au gouvernement (...) Nous avons mis à l'étude cette proposition", a confirmé le ministre du Redressement productif, insistant sur le fait que le secteur automobile bénéficiait d’une attention particulière.
Toutefois, "nous ne sommes pas en mesure de vous donner des informations, car nous avons besoin d'en discuter avec le Président de la République et le Premier ministre", a-t-il pris le soin de préciser. "Si vous avez un contexte de chute de la demande d'automobiles, il est extrêmement difficile pour un Etat d'aller contre le vent négatif du marché". "Mais il peut toujours prendre des décisions, nous en reparlerons", a-t-il conclu.
Il a par ailleurs solidement affirmé la position du gouvernement sur le véhicule électrique, bien décidé à "réussir cette rupture technologique". "Nous considérons que la France est capable, à travers Renault, de disposer d'un avantage compétitif et comparatif décisif. Nous mettrons donc tout en oeuvre pour que le véhicule électrique réussisse son installation durable sur le marché domestique français", a déclaré le ministre.
La nécessité d’une réponse européenne sur le sidérurgie
Arnaud Montebourg s’est également emparé du dossier ArcelorMittal , tout aussi épineux. "Je vais engager une tournée européenne des pays détenteurs de sites ArcelorMittal. Je me rendrai le 5 juillet à

