Par Christophe Voisin
Croissance. La dégradation de la conjoncture impacte mécaniquement la marche des affaires de la plupart des sociétés cotées... Publicis (Paris: FR0000130577 - actualité) n'échappe pas à la règle avec un rythme d'expansion qui freine sur le second trimestre. La croissance organique se limite à 1,6% sur la période, alors qu'elle était de 4,1% au titre des 3 premiers mois de l'année. Comme on l'imagine aisément, les revenus s'inscrivent en baisse en Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) du Sud avec des acteurs économiques victimes d'un profond marasme. Maurice Lévy table pourtant sur une amélioration des revenus dès le troisième trimestre. Publicis tire profit du poids de ses implantations internationales et notamment de sa forte présence dans les pays émergents.
Bénéfices. La marge opérationnelle est inchangée sur ce premier semestre comparée à celle qui prévalait un an plus tôt. Elle s'établit ainsi à 14,3%, soit un niveau confortable... Le bénéfice net s'améliore même de 19% en liaison avec la baisse des frais financiers. Le bilan demeure équilibré malgré le financement des nombreuses acquisitions que le groupe pilote régulièrement. Publicis entend en effet poursuivre sans relâche sa stratégie visant à renforcer sa présence dans le digital et dans les pays porteurs. L'endettement net représente 25% des capitaux propres en date du 31 juin, ce qui laisse de belles marges de manoeuvre à la société. Sur l'ensemble de l'année, les anticipations initiales sont maintenues...
Action. L'écart de performance entre Publicis et ses poursuivants immédiats revient à saluer les résultats de la politique menée par Maurice Lévy. Le maintien à son poste du dirigeant historique permet de se montrer confiant alors que les nuages conjoncturels s'assombrissent... La réduction des coûts, la montée en puissance des synergies entre les différentes filiales ou la proportion plus élevée de métiers à forte valeur ajoutée concourent à l'amélioration graduelle des comptes. Publicis estime ainsi qu'à moyen terme il peut gagner 200 à 400 points de base sur sa marge opérationnelle. Le titre demeure un choix intéressant alors que les multiples ne sont pas surévalués à moins de 12 fois les attentes 2012...
Moyen terme.
Actualités relatives :

