Grégoire Olivier est le "Monsieur Chine" de PSA Peugeot-Citroën. À l’occasion du salon de Pékin qui démarre aujourd’hui, il nous dévoile la stratégie du constructeur français dans une interview exclusive. ll compte sur la gamme DS et une nouvelle marque d'entrée de gamme pour se faire une place dans l'ex-Empire du milieu.
L'Usine Nouvelle - Vous êtes à la tête de la division Asie depuis septembre 2010. Qu’est-ce qui a changé depuis deux ans pour Peugeot et Citroën sur le marché chinois ?
Grégoire Olivier - Nous avons désormais une offre produit adaptés aux clients chinois. Il nous a fallu du temps à nous Européens, pour accepter l’idée que ces derniers voulaient vraiment des voitures différentes. Cette prise de conscience date de quatre ou cinq ans. Les attentes des chinois sont différentes de celles des Européens. Ici, les gens veulent des voitures tricorps, des boîtes automatiques, des harmonies claires à l’intérieur, une conduite plus souple. Depuis deux ans, nous avons été capables de suivre la croissance du marché en adaptant nos véhicules. Chez Peugeot, par exemple, nous proposons aujourd’hui la 508 la 408 tricorps et la 308 tricorps, que nous avons lancée en janvier. Nous avons redessiné cette dernière dans notre centre de style basé à Shanghai, à partir d’une base développée en Europe. Son lancement nous a permis de gagner 0,2 % de parts de marché au premier trimestre avec une pénétration de 3,6 % contre 3,4 % en 2011. Nous comptons en 2012 croître plus vite que le marché. Ceci dit, nous ne touchons pas un segment important, celui des voitures haut de gamme. La gamme DS doit nous permettre d’y rentrer.
Ici, sur le Salon de Pékin, cette gamme a d’ailleurs un stand qui lui est entièrement dédié…
On ne peut pas être à la fois exclusif et généraliste. La vocation de Peugeot et de Citroën est d’être généraliste, c’est de toucher le plus grand nombre. Citroën est positionnée comme une voiture

