A l’occasion du Congrès de la société des ingénieurs de l’automobile (SIA), le site a ouvert ses portes pour découvrir la chaine du nouveau moteur Diesel de Renault.
Le succès de Renault en Formule 1 depuis plusieurs saisons, notamment avec Red Bull, a remis sur le devant de la scène les compétences de motoriste du constructeur. S’il gagne aux quatre coins du monde, le moteur Renault F1 trouve son application concrète à Cléon (Seine-Maritime), sous le nom de code : ‘R9M’.
Ce tout nouveau moteur quatre cylindres Diesel a été conçu avec des ingénieurs motoristes en Formule 1. Et certaines pièces dérivent directement du monde sportif, comme le système de recirculation des gaz d’échappement en boucle froide, la pompe à huile à cylindrée variable ou encore le système start&stop. Une trentaine de brevets protègent ces innovations.
S’ils ont participé à la conception de ce moteur, les ingénieurs F1 n’en ont pas fait un monstre survitaminé, mais un moteur très économique. Le bloc R9M est un moteur 1.6 dCi de 130ch émettant 115g de CO2 par, soit 20% de moins que le un moteur 1.9 dCi qu’il remplace. Sa consommation n’est que de 4,4l aux 100 (données constructeur). Les clients le reconnaissent à son appellation ‘Energy’, qui signale cette frugalité.
Trois cylindres
Si la production du R9M a été lancée l’année dernière à Cléon, une nouvelle ligne a été il y a il y a quinze jours mise en service. Pour le moment, l’automatisation du montage est seulement de 5% (contre 15% sur les autres lignes de Cléon) pendant la montée en cadence. Actuellement, environ 600 moteurs R9M sortent chaque jour de cette ligne pour s’installer sous le capot du monospace Scénic. Cette nouvelle chaine accueille quelques innovations, comme des robots AGV automatisés qui amènent les paniers de pièces aux postes des opérateurs, puis repartent à la logistique avec les paniers vides.
Renault a également présenté ces nouveaux moteurs trois

