Wall Street consolide en pré-séance ce mercredi, avec les inquiétudes concernant l'Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) et des espoirs rapidement "douchés" de forte relance économique en Chine. La situation de l'Espagne et de son secteur bancaire est jugée particulièrement préoccupante, tandis que la Chine ne serait donc finalement pas prête à la relance espérée.
L'indice des promesses de ventes de logements de la National Association of Realtors américaine pour avril 2012 sera publié ce mercredi à 16 heures (consensus +0,5%, après +4,1%). William Dudley, Richard Fisher et Eric Rosengren de la Fed s'exprimeront durant la journée sur des sujets économiques. Il n'y aura pas de publications trimestrielles marquantes d'entreprises cotées à Wall Street.
L'indice de confiance des consommateurs américains mesuré par le Conference Board, annoncé hier mardi, a décliné à 64,9 seulement fin mai 2012, contre 69,7 de consensus, 69,2 pour sa lecture antérieure et 68,7 en avril. L'indice des anticipations a régressé à 77,6, contre 80,4 en avril. L'indicateur de la situation présente a corrigé à 45,9, contre 51,2.
Lynn Franco du Conference Board explique que la confiance a chuté en mai après un léger déclin en avril. Les consommateurs ont été "moins positifs" à propos des conditions d'activité et de celles du marché du travail. Le pessimiste s'est accru par ailleurs, concernant les perspectives de court terme. Toutefois, les Américains seraient encore confiants dans leurs perspectives de revenus, ce qui devrait d'après le ConfBoard "aider à soutenir les dépenses". Les données suggèrent, selon Franco, un rythme de croissance économique peut-être modéré dans les prochains mois aux États-Unis.
VALEURS DU JOUR
Facebook. Plus grosse introduction en Bourse du secteur Internet, Facebook vient aussi de devenir l'introduction la plus ratée, tous secteurs confondus, depuis au moins 10 ans à Wall Street ! Le titre du réseau social en ligne, qui a encore chuté hier soir de 9,6%, pour tomber à 28,84$, a désormais abandonné plus de 24% par rapport à son cours d'introduction de 38$... Et la dégringolade pourrait bien se poursuivre, car pour retrouver des multiples de capitalisation en vigueur parmi les valeurs Internet, le titre pourrait encore perdre 20%, pour revenir à environ 23$, estiment des analystes citées par l'agence Bloomberg.
Déjà, la baisse du titre a fait chuter la fortune en titres de Mark Zuckerberg, le PDG-fondateur de Facebook, à 14,7 Milliards de Dollars, contre plus de 19 Mds$ au moment de l'introduction, l'expulsant du même coup du classement des 40 personnes les plus riches du monde, selon le Bloomberg Billionaires Index. Hier, la nouvelle dégringolade du titre a été accentuée par le démarrage d'options sur l'action Facebook, et dans ce cadre, les "puts" (options de vente) ont été plus nombreux que les "calls" (options d'achat). Des rumeurs de rachat d'Opera (navigateurs pour portables) et de Face.com (logiciels de reconnaissance faciale) pour un montant pouvant dépasser 1 Milliard de dollars, ont aussi contribué à plomber le titre... D'autres rumeurs évoquant le lancement l'an prochain d'un "smartphone" signé Facebook n'ont pas non plus convaincu les marchés.
Apple (NasdaqGS: AAPL - actualité) suscite de nouveau l'intérêt ce mercredi, alors que le CEO du Groupe californien, Tim Cook, a promis aux médias de "nouveaux produits incroyables" dans les prochains mois. Cook a maintenu toutefois le suspense, refusant de détailler les innovations. A Wall Street, les opérateurs continuent d'espérer une télévision révolutionnaire d'Apple ou bien encore un iPhone de plus petite taille.
Lors d'une conférence sur les technologies digitales, Cook a affirmé sa volonté de continuité, après le décès du fondateur Steve Jobs. Le nouveau leader d'Apple a toutefois affirmé que le Groupe serait plus transparent désormais sur les questions sociales, après la controverse relative aux conditions de travail des employés de ses sous-traitants en Chine.
Research In Motion décrochait encore de 7% après bourse hier soir à Wall Street. Le fabricant canadien du BlackBerry, dont le cours a déjà perdu les trois quarts de sa valeur sur un an avec la rude concurrence d'Apple, a engagé les banquiers de RBC Capital Markets et JP Morgan pour évaluer des alternatives stratégiques incluant une refonte de son modèle ou des partenariats.
Sur le trimestre clos début juin, RIM prévoit désormais une perte, sans spécifier de montant. Les analystes tablaient sur un bénéfice par action positif de 42 cents. Pour le trimestre antérieur, le déficit net était de 125 M$ et le profit ajusté de 418 M$. Le Groupe prévoit de supprimer un nombre significatif d'emplois. Les spécialistes évoquent jusqu'à 7.000 postes sur les 16.500 actuels.
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