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    Pré-ouverture Wall Street : en hausse avant les chiffres du logement

    COURS LIÉS

    SymboleCoursVariation
    DWDF.EX18,170,00
    ^NDX2 991,02-0,43
    AZO415,81-3,09
    MDT51,33-0,13

    Wall Street progresse encore en pré-séance ce mardi, poursuivant son rebond de la veille avant les chiffres des ventes de logements existants pour avril 2012 (consensus au rythme de 4,62 millions) et l'indice manufacturier de la Fed de Richmond (NZSE: RHD.NZ - actualité) pour le mois de mai (consensus 12). Les deux statistiques seront publiées dans une heure. Dans l'actualité entreprises, Best Buy (Dusseldorf: BUY.DU - actualité) a dévoilé ses trimestriels, tout comme Ralph Lauren, Medtronic (NYSE: MDT - actualité) ou encore AutoZone (NYSE: AZO - actualité) . Apple (NasdaqGS: AAPL - actualité) poursuit son rallye de la veille avant bourse, alors que Facebook corrige encore.

    VALEURS DU JOUR

    Facebook. A qui la faute ? L'introduction de Facebook sur le Nasdaq (Nasdaq: ^NDX - actualité) a viré hier au fiasco... Après une quasi-stagnation du titre vendredi pour son premier jour de cotation (+0,6%), le cours s'est effondré hier de 11% pour sa deuxième séance à Wall Street. Les investisseurs ayant parié sur des débuts en fanfare pour le réseau social en ligne en sont donc pour leurs frais. Et déjà, la polémique gronde sur les responsabilités des uns et des autres dans cette opération, présentée comme la plus importante introduction de tous les temps dans la sphère Internet (ce qu'elle demeure, en termes de montants introduits).

    Le premier sur le banc des accusés est bien entendu la banque Morgan Stanley (EUREX: DWDF.EX - actualité) , chef de file incontesté de l'opération, chargée de placer, avec 32 autres banques, les titres Facebook auprès des investisseurs... C'est en effet Morgan Stanley qui a décidé, en coordination avec les dirigeants de Facebook, d'augmenter la fourchette de prix de l'action, puis de fixer son prix définitif en haut de fourchette, et aussi d'augmenter le nombre de titres mis en vente (de 12 Mds$ environ à 16 Mds$) quelques jours avant l'introduction ! Ce faisant, la banque d'affaires aurait ignoré l'avis d'autres établissements bancaires, qui craignaient une "indigestion" de la part du marché face à cet afflux de titres, selon des sources citées par l'agence Bloomberg. La banque aurait ainsi surestimé l'enthousiasme des investisseurs, malgré d'assez nombreuses mises en garde récentes d'analystes financiers, qui jugeaient le prix du titre Facebook trop élevé, dans un contexte d'accroissement des investissements et d'incertitudes sur les futures recettes publicitaires du réseau social en ligne.

    Morgan Stanley, après avoir soutenu à bout de bras le titre lors de la première séance de cotations, s'est retiré hier du marché, provoquant son affaissement brutal... Certains investisseurs ont aujourd'hui le sentiment d'avoir été trompés par les banques introductrices, qui leur ont laissé entendre dans les jours précédant l'IPO, que la demande était "très forte", ce qui les a incités à placer de plus gros ordres d'achat pour être mieux servis initialement.

    Nasdaq OMX (NasdaqGS: NDAQ - actualité) . Le deuxième accusé dans cette affaire est l'entreprise de marché Nasdaq : la place boursière a en effet subi une série de problèmes techniques importants qui ont retardé la première cotation du titre Facebook vendredi dernier, provoquant un effet d'entonnoir difficile à résorber par la suite.

    AutoZone, le distributeur américain d'équipements automobiles et accessoires basé dans le Tennessee, a annoncé pour son 3ème trimestre fiscal 2012 des ventes totalisant 2,1 Mds$, en augmentation de 7% en glissement annuel, avec 4% de hausse à magasins comparables. Le bénéfice net est ressorti à 249 M$ soit 6,28$ par action, en augmentation de 9% en glissement annuel. Le consensus était de 6,25$ de bpa pour 2,13 Mds$ de chiffre d'affaires.

    Medtronic, l'équipementier médical américain, a annoncé pour son 4ème trimestre fiscal des ventes totalisant 4,3 Mds$, en augmentation de 4% à devises constantes et de 3% sur une base consolidée. Le bpa dilué non-GAAP a progressé de 10% par rapport à l'an dernier et le bpa dilué net de 31%. Le bénéfice net est ressorti à 991 M$ soit 94 cents par titre, en augmentation de 28%. Le bpa ajusté a représenté 99 cents, pour 1,04 Md$ de profit net ajusté. Le consensus était de 0,98$ de bpa et 4,23 Mds$ de facturations. Pour l'exercice 2013 cette fois, les revenus sont anticipés en croissance de 2 à 4% à devises constantes, pour un bpa dilué allant de 3,62 à 3,70$ impliquant une progression de 5-7%.

    Best Buy, le leader américain de la distribution d'électronique grand public, a annoncé pour son 1er trimestre fiscal un bénéfice dilué GAAP par action de 47 cents, ainsi qu'un bpa ajusté en augmentation de 11% à 72 cents. Le Groupe a dévoilé par ailleurs un nouveau "plan de redressement" et confirme sa guidance de l'année. Les revenus trimestriels ont progressé de 2% à 11,6 Mds$ sur la période close début mai, alors que le bpa dilué des opérations poursuivies a reculé de 27% à 47 cents.

    Le bénéfice des opérations continues a été de 161 M$, contre 255 M$ un an avant. Le Groupe du Minnesota a réalisé un bénéfice net de 158 M$ et 46 cents par titre sur la période, contre 212 M$ un an avant. Le bpa ajusté, à 72 cents hors charges de restructurations, dépasse nettement le consensus. Les analystes anticipaient en moyenne 11,5 Mds$ de chiffre d'affaires.

    Ralph Lauren a annoncé pour le 4ème trimestre fiscal 2012 des ventes de 1,6 Md$, en ligne avec les attentes, en croissance de 14%. Le bpa dilué a augmenté de 34% à 99 cents. Le consensus était de 83 cents de bpa et 1,60 Md$ de facturations. Sur l'exercice, les ventes ont totalisé 6,9 Mds$, progressant de 21%, pour un bénéfice par action de 7,13$ sur une base diluée, en hausse de 24%. Le bénéfice net T4 a représenté 94 M$, contre 73 M$ un an avant. Le résultat net annuel 2012 a été de 681 M$, contre 568 M$ pour l'exercice 2011.

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