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    Pourquoi nous mangerons tous des insectes en 2050

    Le ragoût de sauterelles ou la tapenade de larves ne sont pas pour tout de suite, mais selon la FAO, les humains ne vont pas avoir tellement le choix d'ici peu: «Les produits forestiers, insectes compris, sont essentiels à la lutte contre la faim», a constaté dans un rapport, lundi 13 mai, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.

    En 2050, nous serons en effet 9 millards d'êtres humains sur Terre: «sachant que la superficie des terres agricoles a tendance à reculer, il y a un besoin urgent de trouver de nouvelles sources de protéines», explique Patrick Lhomme, docteur en écologie de l'université de Mons en Belgique. Rappelons qu'entre 1967 et 2010, la consommation de protéines animales a augmenté de 87 % dans le monde.

    «Riches en protéines, pauvres en graisse», rappelle le chercheur, les insectes pourraient constituer une de ces solutions pour réduire le problème de la faim dans le monde. Selon la FAO, le niveau de protéines des sauterelles est le même que celui d'une pièce de boeuf, à la différence que la production d'un kilo de sauterelles, par exemple, entraîne «très peu de besoins en eau». De la même manière, ils sont économes en nourriture, selon le docteur Lhomme:  «Pour seulement deux kilos de végétaux, on peut produire un kilo d'insectes, alors qu'il en faut huit pour produire un kilo de viande de boeuf.» Dans Indiana Jones et le Temple maudit, les scarabées sont un mets de choix.

    Un impact écologique incomparable Comparons l'impact écologique des vers de farine (ou ténébrions meuniers) avec nos sources habituelles de protéines telles que le porc, le poulet ou le boeuf. Les trois tableaux suivants décortiquent l'impact sur le réchauffement climatique, l'énergie consommée et l'espace utilisé pour produire un kilo de protéines: le ver de farine gagne à tous les coups, ou presque.

    [Passez votre souris au dessus des barres pour avoir le détail des chiffres] Production de gaz à effet de serre (en...



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