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    Pétrole : le brent consolide sur les 100$ le baril

    Malgré la forte baisse des stocks de pétrole américains que retrace le dernier rapport hebdomadaire dévoilé par le Département à l'Energie US, les cours de l'or noir consolident ce vendredi matin, sur la barre des 100$ en Asie après leur récent sursaut. Les stocks commerciaux de brut, hors réserve stratégique, ont ainsi reculé de 4,3 millions de barils pour la semaine close au 29 juin, à 382,9 millions de barils. Le consensus tablait sur une baisse de 1,9 million de barils.

    Les stocks d'essence ont en revanche progressé de 0,2 million de barils, mais quand le consensus attendait une hausse de 0,6 million de barils. Enfin, les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont reculé de 1,1 million de barils contre une progression de 0,6 million de barils anticipée par le consensus de marché.

    Le récent rebond des cours dans la foulée des conclusions du sommet de Bruxelles la semaine dernière a donc fait place à une consolidation sur le seuil symbolique des 100$ le baril de Brent, au moment où la BCE hésite à aller plus avant dans ses mesures de soutien exceptionnel à l'économie... La pression est d'ailleurs remontée d'un cran hier après-midi sur les marchés financiers et sur l'euro après ces annonces de l'autorité monétaire. Ce vendredi matin, la monnaie unique revient à 1,2385, en direction de ses points bas du début du mois de juin.

    Un mouvement qui fait donc suite à la baisse des taux annoncée par la BCE, mais surtout à l'absence de nouvelles mesures de soutien d'urgence à l'économie du vieux continent... La Banque Centrale Européenne a abaissé son principal taux directeur de 25 points de base à 0,75%. Un niveau plancher depuis la création de la monnaie unique. Le taux de facilité de dépôt a également été ajusté de 0,25% à zéro et le taux de prêt marginal de 1,75% à 1,5%.

    Les investisseurs sont restés sur leur faim avec le mutisme du président de la BCE, Mario Draghi, sur une éventuelle reprise du programme d'achat d'obligations de la banque centrale, laissant entendre que celle-ci ne s'y résoudrait désormais qu'en cas "d'absolue nécessité".

    M. Draghi n'a pas davantage donné d'indication de l'intention de la BCE de renouveler ses opérations de prêts à trois ans à taux ultra préférentiel (LTRO), qui avaient permis par deux fois de prêter mille milliards d'euros aux banques en décembre et février derniers pour leur permettre de se refinancer. "Nous n'avons pas discuté d'autres mesures non conventionnelles", comme les LTRO, a ainsi expliqué le président de la BCE. "Nous avons toujours dit que ces mesures non conventionnelles étaient temporaires et nous ne voulons pas nous engager sur de futures actions", a-t-il ajouté...

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