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    Pétrole : le baril campe sur les 90$ à New-York

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    Le baril de pétrole termine de nouveau très discuté à New York (Francfort: A0DKRK - actualité) ce jeudi, juste au-dessus des 90$ le WTI sur le New York Mercantile Exchange, encore plombé par la situation financière en Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) au lendemain du sommet de Bruxelles et de l'annonce d'une nouvelle hausse des réserves de brut hebdomadaires américaines. Hier soir, pour la première fois depuis octobre dernier, le baril avait clôturé sous la barre des 90$.

    D'après le dernier rapport hebdomadaire dévoilé par le Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de brut, hors réserve stratégique, ont augmenté de 0,9 million de barils pour la semaine close au 18 mai 2012, à 382,5 millions de barils. Le consensus tablait sur une progression de 1 million de barils. Les stocks d'essence ont eux reculé de 3,3 millions de barils quand le consensus attendait une baisse de 0,5 million de barils. Enfin, les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont baissé de 0,3 million de barils contre une baisse de 0,2 million de barils anticipée par le consensus.

    Au lendemain du sommet de Bruxelles, Moody's Investors Service a confirmé la note "AAA" de la France, tout en maintenant la perspective crédit à "négative". L'euro n'en a pas pour autant profité à 1,3520/$, malgré une détente observée sur les taux ce jeudi en Europe.

    Le plan du nouveau gouvernement français pour contrôler la dette de la nation est jugé "positif" pour sa perspective de crédit, mais le pays a besoin de mettre en oeuvre ces mesures avec succès pour conserver sa note "AAA", a expliqué l'agence de notation. "Le niveau global d'incertitude quant à la capacité du gouvernement à réaliser son assainissement budgétaire et à tenir ses objectifs de croissance reste inchangé", a ajouté Moody's.

    L'agence pourrait ainsi dégrader la note souveraine de la France si le gouvernement ne parvenait pas à stabiliser et à inverser le "haut" ratio de dette publique du pays. "Une augmentation importante de l'exposition à des passifs éventuels à travers les banques de la nation ou le soutien aux pairs de la zone euro" pourrait également déclencher une dégradation de la note du pays, précise Moody's.

    A l'inverse, "un retour à une perspective stable sur la note souveraine de la France exigerait des progrès significatifs vers l'amélioration des indicateurs de la dette et un assouplissement de la crise souveraine de la zone euro"...

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