Si certains investisseurs y voient le moyen de récupérer quelques billes après le fiasco de l'introduction de Facebook, le fonds d'indemnisation créé par le Nasdaq (Nasdaq: ^NDX - actualité) n'est pas du tout du goût de NYSE Euronext (Euronext: NYX.NX - actualité) . Après l'annonce de sa mise en place hier par son rival, l'opérateur des places de New York (Francfort: A0DKRK - actualité) et Paris a estimé que cette décision était "totalement contraire au principe de concurrence loyale" et qu'elle constituait une attaque à la libre-concurrence, en ce qu'elle pourrait aider le Nasdaq à "fixer les prix et à procéder à d'autres manoeuvres pour éviter de dédommager à hauteur de leur préjudice réel ceux qui ont été lésés par l'introduction de Facebook". La pratique est par ailleurs de nature, juge NYSE Euronext, à pousser les clients à passer par le Nasdaq pour exécuter leurs ordres sachant qu'il existe ce fonds d'indemnisation, ce qui fausse là aussi la concurrence. NYSE Euronext boit du petit lait depuis les gros pépins techniques subis par son rival lors de l'opération d'entrée en bourse la plus médiatisée depuis l'éclatement de la bulle internet.
The Nasdaq OMX Group a confirmé hier soir les rumeurs de versement d'un total de 40 millions de dollars de compensations pour indemniser les clients affectés par les ratages de l'introduction. Les intermédiaires concernés sont UBS (NYSEArca: DJCI - actualité) , Citigroup (NYSE: C - actualité) , Knight Capital (NYSE: KCG - actualité) et Citadel. Le lancement en bourse du géant des réseaux sociaux avait, rappelons-le, accusé près de 30 minutes de retard en raison de gros problèmes techniques et de divers bugs informatiques. Les investisseurs avaient alors demandé à Nasdaq OMX (NasdaqGS: NDAQ - actualité) d'être indemnisés à hauteur de 100 M$. Knight Capital, qui estimait ses seules pertes à 35 M$, s'est dit "clairement déçu" de l'offre de l'opérateur boursier, la jugeant "inacceptable". La firme continue à examiner ses recours juridiques possibles.
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