La ministre de l’Ecologie et de l’Energie refuse que la transition écologique se fasse sur le dos des pauvres.
Dans un entretien accordé au journal Le Monde ce 4 juin, Nicole Bricq estime que "l’écologie n’est pas un luxe pour bobos. Pour chaque mesure, il faut vérifier l'acceptabilité sociale. Et faire en sorte que tous en profitent". Elle assure que le gouvernement voulait faire la promotion de la "social-écologie".
La ministre de l'Ecologie souhaite que la "Conférence environnementale", promise par François Hollande pendant la campagne présidentielle, "ait lieu dès le mois de juillet". L’objectif d’une telle mission est avant tout de définir la méthode et l’agenda des négociations à venir pour franchir une étape vers un nouveau modèle de développement.
"Il s'agira d'identifier et de mettre en œuvre les leviers financiers, fiscaux, technologiques, démocratiques pour engager la transition écologique et développer l'économie verte", note la ministre.
Elle reconnaît qu’ "il y a, j'en conviens, de petites différences culturelles entre certains de mes collègues et moi. Mais je pense avoir des appuis de poids au sein du gouvernement, parmi les associations et dans la société. Ce sera décisif".
Nucléaire et gaz de schiste
Elle explique par ailleurs quee pour la fermeture du site de Fessenheim, elle ne sera pas seule en charge du dossier mais avec plusieurs autres collègues du gouvernement. "La loi de programmation sur l'énergie devra intégrer l'ensemble de ces enjeux. Le choix qui sera fait pour la filière nucléaire ne concerne pas seulement Areva et EDF mais aussi l'ensemble des sous-traitants", assure-t-elle.
Enfin la ministre revient aussi sur les gaz de schiste, domaine dans lequel elle veut prôner la transparence. Elle annonce donc que sa

