La Russie a décidé de ne produire que du gaz naturel liquéfié (GNL) dans son vaste gisement de Chtokman.
"Il s'agit d'une liquéfaction à 100% à l'exception du gaz destiné à être fourni à la région de Mourmansk", a déclaré le PDG de Gazprom, Alexeï Miller, ce vendredi 25 mai. Il a par ailleurs affirmé que si le projet avait besoin de "certains avantages fiscaux supplémentaires, ils seront accordés".
Puis Alexeï Miller a confirmé les informations qui ont fuité dans la presse dès ce matin. "Nous étudions la possibilité de faire entrer de nouveaux partenaires dans le projet. Dans le domaine du gaz naturel liquéfié, nous travaillons déjà avec Shell sur d'autres projets", a-t-il dit.
Il donne ainsi plus de poids à ce qu’affirmait le quotidien Kommersant. Citant des sources proches des discussions, il soutenait que Shell pourrait remplacer Statoil dans le consortium, en raison de désaccords sur la conception du projet entre Gazprom et le norvégien.
Ces déclarations annoncent donc un changement de conception de ce projet, auxquels participent Gazprom (51%), le norvégien Statoil (24%) et le français Total (25%), et qui se trouvait en difficultés depuis plusieurs années.

