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    Morning meeting AOF France / Europe - Légère hausse grƒce aux indicateurs

    COURS LIÉS

    SymboleCoursVariation
    EAD.PA43,150,15
    DAI.DE47,18-0,44
    ^DJI15 318,23138,38
    SIPH.PA57,61-1,88
    MMB.PA21,230,43


    (AOF) - Les Bourses européennes sont attendues en légère hausse soutenues par la publication ce matin de l'inflation en France et du PIB. En effet, les prix à la consommation ont reculé au cours du mois de juillet de 0,4% en France, bénéficiant de la période des soldes. De plus, la France a enregistré une stagnation de son économie pour la période allant d'avril à juin et ce pour le troisième trimestre consécutif. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un recul du PIB de 0,1%. Avant l'ouverture, les futures sur CAC40 (Paris: ^FCHI - actualité) gagnaient 0,69% à 3 449,00 points.


    L'analyse technique du CAC 40

    Du point de vue de l'analyse technique, le bureau DayByDay constate la formation d'une quatrième bougie au corps vrai de petite taille consécutive. L'indice parisien débute ainsi la semaine en léger repli, dans des volumes d'échanges estivaux anémiques (seulement 1,5 milliards d'euros échangés). C'est le calme plat sur le marché depuis maintenant quatre séances, à croire que tous les opérateurs sont en vacances. Les données macroéconomiques ne provoquent par ailleurs aucune réaction. Dans cette situation, les analystes de DayByDay n'ont d'autre choix que de conserver leur avis neutre.

    Les valeurs à suivre

    ALLIANCE DEVELOPPEMENT CAPITAL
    Alliance Developpement Capital a annoncé une chute de 38% de son chiffre d'affaires à 515 000 euros au premier semestre 2012. Toutes les activités du groupe immobilier ont reculé. Notamment l'activité de revenus locatifs de Commerces, qui est passée de 37000 à 4000 euros. Celle des Hotels a été divisée par deux passant de 463000 à 206000 euros. Enfin les revenus locatifs des Habitations sont restées presque stables passant de 221000 à 216000 euros.

    CIBOX
    Cibox, groupe spécialisé dans la conception et la commercialisation de périphériques informatiques a réalisé une perte nette de - 71 000 euros au premier semestre 2012 à comparer à - 160 000 pour la même période de l'année 2011. Le résultat d'exploitation est ressorti négatif à -136 000 euros, à comparer à - 182 000 euros pour le premier semestre 2011. Le chiffre d'affaires semestriel du groupe s'est établi à 5,589 millions d'euros contre 3,564 millions un an plus tôt, en hausse de 57%.

    EADS (Other OTC: EADSF.PK - actualité)
    L'organe de répression des fraudes britannique (Serious Fraud Office) a officiellement ouvert une enquête au pénal sur un contrat de 3,3 milliards de dollars remporté par GPT Special Project Management, une filiale d'EADS. Des responsables d'EADS auraient été prévenus il y a cinq ans de 'dessous de table' présumés versés à des Saoudiens dans le but de décrocher ce contrat de communications, rapporte le Financial Times.

    SIPH (Paris: FR0000036857 - actualité)
    La Société Internationale de Plantations d'Hévéas, SIPH a annoncé un chiffre d'affaires en hausse de 9,1% à 175 millions d'euros au titre du premier semestre de l'année. Hors activité caoutchouc, le chiffre d'affaires est en hausse de 9,4%. En effet le groupe a été pénalisé par la baisse du cours de la matière première. En moyenne, ils se sont inscrits à 2,64 euros/kg (soit 3,42 dollars/kg) sur le deuxième trimestre. Sur l'exercice précédent, le cours du deuxième trimestre avait atteint 3,24 euros/kg, soit 4,67 dollars/kg.

    Les chiffres macroéconomiques

    Les prix à la consommation en France ont diminué de 0,4% en juillet par rapport à juin selon les statistiques publiées à 7 heures 30 par l'Insee. Sur un an, l'inflation ressort à 1,9%.

    L'indice des prix harmonisé IPCH, a reculé de 0,5% en juillet après avoir progressé de 0,1% un mois plus tôt. Sur un an, l'IPCH, qui permet de comparer l'inflation avec les autres pays de la zone euro, est en hausse de 2,2% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indice IPCH en recul de 0,4% en juillet et en hausse de 2,3% sur un an.



    L'économie française a enregistré une croissance nulle pour le deuxième trimestre en première estimation, après une croissance nulle du produit intérieur brut au premier trimestre également. Les économistes interrogés par Reuters attendaient une légère contraction de l'économie de 0,1%.

    A 11 heures, l'Indice ZEW d'août du sentiment des investisseurs allemands sur les perspectives économiques sera attendu. Il sera suivi de la première estimation du PIB au deuxième trimestre dans la zone euro ainsi que de la production industrielle en juin.

    AUx Etats-Unis, seront suivi à 14 heures 30 les ventes au détail en juillet ainsi que les prix à la production en juillet également. Un peu plus tard dans l'après-midi, à 16 heures, les investisseurs attendront les stocks des entreprises en juin.

    A 8 heures 30, l'euro s'échangeait autour de 1,2368 dollars.

    Hier à Paris

    Après s'être stabilisés à proximité de l'équilibre ce matin, les marchés européens ont définitivement pris le chemin de la baisse dans le sillage de Wall Street. Une baisse qui s'est déroulée dans de faibles volumes. Les volumes échangés à Paris n'ont cessé de décroître ces derniers jours. L'indice CAC 40 a limité ses pertes grƒces aux valeurs financières et des télécoms. Les technologiques étaient en revanche à la peine. L'indice CAC 40 a clôturé en baisse de 0,27% à 3426,41 points tandis que le Footsie Eurotop 100 a perdu 0,39% à 2267,34 points.

    Hier à Wall Street

    Les marchés actions américains ont clôturé proche de l'équilibre en l'absence d'indicateur macroéconomique d'importance aux ?tats-Unis. Les derniers chiffres en provenance du Japon ont incité les investisseurs à faire preuve de prudence se caractérisant par la faiblesse des volumes d'échanges sur les marchés. Le PIB de l'archipel nippon a crû de seulement 0,3% au deuxième trimestre, moitié moins que prévu par les analystes. L'indice Dow Jones (DJI: ^DJI - actualité) a cédé 0,29% 13169 points, tandis que le Nasdaq (Nasdaq: ^NDX - actualité) a gagné 0,05% à 3023 points.



    AOF - EN SAVOIR PLUS


    - Les pays émergents qui représentent désormais 47% de l'activité du groupe. Les très dynamiques compagnies aériennes de ces pays représentent par ailleurs 55% du carnet de commandes d'Airbus (Paris: NL0000235190 - actualité) . La très forte internationalisation de sa clientèle et son exposition aux pays émergents protègent donc EADS du difficile contexte européen et américain ;
    - Le succès commercial de l'A380 est manifeste et permet à Airbus de vendre désormais l'appareil 25% au-dessus de son prix de lancement ;
    - Malgré l'échec sur le contrat des avions ravitailleurs américains, EADS est désormais un acteur que le Pentagone ne peut ignorer. Le groupe devrait en tirer les fruits à court terme (nouveaux contrats, procédure d'acquisition d'un groupe américain facilitée...) ;
    - Grƒce à des avances sur commandes significatives, le groupe dispose d'une trésorerie importante, lui permettant d'absorber les à-coups du marché et d'envisager des acquisitions ;
    - Le groupe a renoué avec sa politique de distribution de dividendes ce qui est interprété comme un signe de confiance dans l'avenir.

    Les points faibles de la valeur
    - EADS souffre encore d'un déficit de confiance auprès des investisseurs après une succession de difficultés pour exécuter ses grands programmes dans le passé. Les principales incertitudes restent toujours focalisées sur ces risques en particulier sur le programme A350 XWB ;
    - Plus généralement, Airbus éprouve quelques difficultés depuis 2006 à traduire ces succès commerciaux internationaux en de solides et réguliers profits. Une tendance qui pourrait désormais s'inverser ;
    - L'exposition du groupe aux fluctuations de l'euro/dollar continue de fragiliser régulièrement ses perspectives d'activité et de profitabilité ;
    - Le durcissement des conditions de crédit est un facteur pénalisant pour le secteur du transport aérien. Le financement reste en effet un rouage majeur dans le mécanisme de préservation de la visibilité en termes de livraisons chez Airbus ;
    - Les activités Défense restent exposées à des pressions supplémentaires des gouvernements dans un environnement budgétaire contraint ;
    - Alors que la Chine affiche son intention de compter parmi les grandes nations aéronautiques au 21ème siècle, la pression s'accroît sur Airbus et en particulier sur sa gamme court/moyen-courrier directement menacée par le projet d'avions chinois C919 dont le premier vol commercial est attendu en 2016. Airbus a néanmoins opté pour une remotorisation de sa gamme A320 à horizon 2016.

    Comment suivre la valeur
    - L'évolution des résultats d'EADS demeure largement dépendante de ceux d'Airbus dont l'amélioration significative de la profitabilité attendue dès cette année compensera la stagnation anticipée, ces deux prochaines années, des résultats des autres activités ;
    - Les performances de l'entreprise sont étroitement liées à la santé des compagnies aériennes, en raison de l'importance de l'aviation civile dans son chiffre d'affaires. La bonne santé du secteur aérien dépend, elle, de la situation géopolitique et économique mondiale, influant sur le tourisme et les voyages d'affaires, mais aussi du prix de baril de pétrole. Les prévisions de livraisons d'avions représentent un indicateur à étudier de près ;
    - Les salons aéronautiques, notamment ceux dans les pays émergents, sont à suivre : de nouvelles commandes y sont très souvent annoncées. Celui organisé en Chine a lieu en septembre et celui de Duba?, en novembre ;
    - Le groupe cherche à limiter l'impact des fluctuations du cours du dollar par rapport à l'euro en développant sa production aux Etats-Unis pour étendre sa base de coûts en dollars. Cela lui permettrait d'accroître sa compétitivité par rapport à son concurrent Boeing ;
    - EADS souhaite renforcer significativement son exposition aux activités de défense au cours des années à venir ;
    - Le tour de table d'EADS et l'évolution du Directoire sont à suivre. Ni Daimler ni Lagardère (Paris: FR0000130213 - actualité) n'a vocation à rester actionnaire du groupe, leurs activités respectives étant très éloignées de celles d'EADS. Lagardère qui contrôle 7,5% du capital ne semble pas pressé de vendre sa participation avant le lancement de l'A350 fin 2013. A l'inverse de Daimler (Xetra: 710000 - actualité) cherche une porte de sortie plus rapide.

    LE SECTEUR DE LA VALEUR

    Aéronautique - Défense
    Selon une étude menée par Euler Hermes (Xetra: 930082 - actualité) , les avionneurs pourraient battre de nouveaux records de livraisons cette année. Les livraisons d'appareils commerciaux pourraient progresser de 12% par rapport à 2011. Déjà l'an passé, les commandes nettes ont doublé, tirées par la demande en provenance des compagnies low-cost, des transporteurs asiatiques et du Moyen-Orient (Xetra: 864642 - actualité) . Les besoins de l'Asie-Pacifique offrent de réelles opportunités pour le secteur. La zone est devenue le premier marché du transport aérien mondial en 2010, avec 33% du trafic total de passagers. Cette part devrait monter à 37% en 2015, selon les prévisions de l'Association du transport aérien international. Airbus estime que la flotte indienne triplera d'ici à 2020. Le trafic aérien augmente plus vite en Inde (+7,5%) qu'en Asie en moyenne (+5,9%). Dans les vingt prochaines années, le besoin des compagnies locales devrait s'élever à 1 040 appareils, soit 145 MdUSD. Actuellement, le marché indien des avions neufs se classe au quatrième rang mondial.