(AOF) - Les Bourses européennes sont attendues en ordre dispersé à l'ouverture, les investisseurs digérant la déception intervenue après les propos du président de la BCE, Mario Draghi, qui n'a pas annoncé les mesures fermes et immédiates que beaucoup attendaient. La BCE a fait un pas vers un nouveau programme de rachat d'obligations tout en refusant de signer un chèque en blanc et en insistant sur les tƒches qui incombent aux gouvernements. La prudence est également de mise avant la publication dans l'après-midi des chiffres de l'emploi américain pour le mois de juillet.
L'analyse technique du CAC 40 (Paris: ^FCHI - actualité)
Du point de vue de l'analyse technique, le bureau DayByDay constate la formation d'une grande bougie noire avec une longue mèche haute. Alors que la première partie de la séance était plutôt bien orientée, l'indice CAC 40 (tout comme les autres indices européens) a chuté comme une pierre suite à la réunion de la BCE, lors de laquelle M. Draghi n'a pas annoncé de mesures immédiates pour endiguer la crise de la zone Euro, comme l'espéraient les opérateurs. Graphiquement, le niveau majeur à 3267 points a été réintégré et les conséquences du chandelier semblent baissières. Toutefois, le premier support (3198 points) est déjà proche et le niveau d'invalidation très éloigné, dû à la rapidité du mouvement. Les analystes de DayByDay conservent de ce fait un avis neutre.
Les valeurs à suivre
ALSTOM (TLO: ALSO.TI - actualité)
Alstom a remporté une commande portant sur 8 rames supplémentaires de New Pendolino auprès de la compagnie des Chemins de fer fédéraux suisses CFF. Ces nouvelles rames à grande vitesse compléteront le parc de sept trains que possède déjà l'opérateur. D'une valeur de près de 200 millions d'euros, cette commande constitue une option au contrat signé en mars 2004 par Alstom et Cisalpino, l'ancienne société commune formée par l'opérateur ferroviaire italien Trenitalia et les CFF.
ASTELLIA
Astellia, spécialiste des solutions d'optimisation pour la gestion de la Qualité de Service (QoS) et la performance des réseaux de téléphonie et de ® data ¯ mobile, a annoncé un chiffre d'affaires consolidé de 18 millions d'euros pour le premier semestre 2012, en croissance de 31% en ligne avec les attentes du groupe. L'international a représenté 86% du chiffre d'affaires du premier semestre 2012, soit 15,4 millions d'euros.
AXA (Paris: FR0000120628 - actualité)
Axa a présenté des résultats globalement stables au titre du premier semestre 2012. Son résultat net est ressorti en baisse de 38% à 2,586 milliards d'euros suite aux plus-values exceptionnelles dégagées un an auparavant grƒce à des cessions d'actifs. Son résultat opérationnel est stable à 2,305 milliards d'euros alors que le résultat courant affiche une baisse de 2% à 2,427 milliards d'euros. Le chiffre d'affaires semestriel de l'assureur s'est établi à 48,41 milliards d'euros, contre 46,84 milliards d'euros un an plus tôt, en hausse de 3% à données publiées et de 1% sur une base organique.
SECHE ENVIRONNEMENT
Séché Environnement a réalisé au premier semestre un chiffre d'affaires consolidé en progression de 1,2%, à 212,2 millions d'euros. Retraité des investissements concessifs, le chiffre d'affaires -hors IFRIC 12- s'est établi à 207,9 millions d'euros, marquant un léger repli de l'activité (-0,5%). "Ce tassement de la conjoncture a été plus particulièrement sensible sur les marchés industriels à partir du 2ème trimestre et a principalement pénalisé la filière Déchets Dangereux, déjà affectée par l'évolution défavorable des marchés PCB (Euronext: PCBB.NX - actualité) ", souligne le groupe.
Les chiffres macroéconomiques
A 10h00, l'indice des directeurs des achats (PMI) du secteur des services de juillet pour la zone euro sera dévoilé. A 11h00, les investisseurs prendront connaissance
commerce de détail de juin pour la zone euro.
Aux Etats-Unis, le taux de chômage évolution de l'emploi salarié en juillet sera connu à 14h30 suivi à 16h00 de l'indice des directeurs des achats (ISM) du secteur des services de juillet.
Vers 8h30, l'euro cote 1,2193 face au billet vert.
Hier à Paris
Après les déclarations de Mario Draghi en fin de semaine dernière, les investisseurs s'attendaient à ce que le président de la BCE passe à l'action et réactive au moins le programme de rachat d'actifs (SMP) en sommeil depuis plusieurs mois. Las, il n'en a rien été et ils devront encore patienter avant que la BCE ne rachète sous condition de la dette italienne et espagnole. Résultat, le taux de l'emprunt d'Etat espagnol à 10 ans est remonté au-dessus des 7%, un niveau jugé intenable. Le CAC 40 a lui replongé de 2,68% à 3232,46 points et le FTSE Eurotop 100 de 0,97% à 2192,16 points.
Hier à Wall Street
Les marchés américains ont terminé en baisse dans le sillage des Bourses européennes. Celles-ci sont repassées dans le rouge, déçues des propos du président de la BCE. Mario Draghi n'a pas annoncé de mesures immédiates pour endiguer la crise en zone euro. Les investisseurs attendaient beaucoup plus. Au chapitre économique, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté moins que prévu tandis que les commandes à l'industrie ont baissé de façon inattendue en juin. A la clôture, le Dow Jones (DJI: ^DJI - actualité) et le Nasdaq (Nasdaq: ^NDX - actualité) ont reculé de 1% à 12 878,88 pts et de 0,36% à 2909,77 pts.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LEXIQUE
ISM (indice) : L'ISM, l'association des directeurs d'achats américains (Institut for Supply Management, anciennement NAPM) publie, le premier jour ouvré de chaque mois, à 16h00 (heure de Paris), un rapport sur l'activité du secteur manufacturier d'après son enquête réalisée au cours du mois précédent auprès de responsables des achats de plus de 400 entreprises de 20 secteurs manufacturiers.
Le volet le plus attendu de ce "Report On Business" est l'indice composite Purchasing Managers Index (qui combine les indicateurs spécifiques du niveau des prises de commandes, de la production, de l'emploi, des livraisons et des stocks). Cet indice PMI s'avère un très bon indicateur avancé de l'économie. On considère qu'au-delà de 50 %, il signale une expansion du secteur manufacturier, et une contraction en deçà, et qu'un indice qui se maintient durablement sous les 42,7 % signale une contraction de l'ensemble de l'économie.
Prix à la production : ils mesurent l'évolution des prix de gros, les services ne sont pas compris. Trois catégories sont distinguées : les biens bruts, les biens intermédiaires et les produits finis. Le marché s'intéresse à l'indice des produits finis. Comme pour les prix à la consommation, la primauté est accordée à l'indice prix à la production ®core¯, c'est-à-dire hors énergie et alimentation, qui donne une meilleure idée des tensions sous-jacentes.
Il est théoriquement un précurseur de l'indice des prix à la consommation. La hausse ou la baisse des prix de gros devant un moment ou à un autre être transférée au consommateur. Toutefois, en fonction de la situation concurrentielle, cette liaison est loin d'être évidente.
Consommation des ménages : elle mesure les dépenses en biens et services. Aux Etats-Unis, la consommation représente 70% du PIB ; son évolution est donc déterminante pour la croissance. Elle est publiée dans un rapport qui dévoile également le revenu des ménages et l'indice des prix PCE ®core¯, c'est-à-dire hors les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation. Cet indicateur est la mesure d'inflation préférée de la Fed.
Directeurs d'achat (indice des) : cette statistique reflète la confiance des directeurs d'achat. Elle est disponible pour le secteur manufacturier et pour celui des services. Un indice supérieur à 50 signale une expansion de l'activité dans un secteur et un indice inférieur, une contraction. Plus cet indicateur s'éloigne des 50 et plus le rythme d'expansion ou de contraction de l'activité est important.
L'indice composite qui regroupe l'indicateur pour le secteur manufacturier et celui des services est très utile pour prévoir les évolutions du PIB à court terme. Il est considéré comme l'un des indicateurs économiques les plus pertinents.
L'indice manufacturier comprend principalement les composantes production, commande et emploi. La statistique pour les services comprend notamment l'activité en cours, les anticipations d'activité, les prix des intrants et l'emploi.
Les Bourses européennes se maintiennent autour de leurs plus hauts de cinq ans lundi à mi-séance, l'optimisme concernant …

