(AOF) - Les Bourses européennes sont attendues à proximité de l'équilibre ce lundi après le décrochage des semaines précédentes. Paris a annulé en 15 jours les gains accumulés ces trois derniers mois. Les investisseurs s'inquiètent du regain de tension sur la dette de la zone euro, de la santé de l'économie américaine et du fléchissement de la croissance en Chine. Dans ce climat, la prudence risque d'être de mise avant l'annonce de plusieurs statistiques américaines d'importance. Les ventes au détail pour le mois de mars et l'indice de la Fed de New York (Francfort: A0DKRK - actualité) témoigneront de l'évolution de la conjoncture.
L'analyse technique du CAC 40 (Paris: ^FCHI - actualité)
Du point de vue de l'analyse technique, le bureau DayByDay constate la formation d'une figure baissière sur le CAC40 : un long chandelier noir qui enfonce le support de 3206 points, point bas des dernières heures. La dynamique baissière n'est donc pas enrayée et le prochain support se situe à 3126 points : il correspond aussi à la projection par le bas de l'amplitude de consolidation récente entre 3272 points et 3206 points. Les analyses de DayByDay restent donc réservés à très court terme tant que le support de 3206 points n'est pas très nettement réintégré.
Les valeurs à suivre
AREVA (Munich: 890173 - actualité)
Areva et EDF (Paris: FR0010242511 - actualité) ont signé un accord pour la fourniture d'assemblages de combustible et de services associés pour les années 2013 et 2014. Les deux groupes ont également décidé de négocier un accord-cadre à moyen et long terme portant sur la fabrication d'éléments combustibles renforçant ainsi le partenariat stratégique entre les deux groupes français dans la fourniture de combustibles nucléaires. L'accord signé et celui en cours de négociation donnent à Areva de la visibilité sur son programme de production.
CGGVERITAS
CGGVeritas a remporté un contrat de cinq ans, avec Total (Other OTC: TTFNF.PK - actualité) et Sonangol pour le traitement et l'imagerie sismique d'études 4D programmées chaque année et tous les 2 ans au large de l'Angola. Plus de 6 000 kmý de données sismiques provenant de cinq champs en eaux profondes (Girassol/Jasmim, Rosa, Dalia/Camelia, Pazflor et CLOV) dans le Bloc 17, opéré par Total en partenariat avec Statoil (Other OTC: STOHF.PK - actualité) , BP et Esso (Paris: FR0000120669 - actualité) , feront l'objet de traitement avancé par les équipes de CGGVeritas.
CIMENTS FRANCAIS
Ciments Français a annoncé que le conseil de la concurrence Turc avait apporté son accord pour la vente de sa participation dans Afyon Cimento à Cimsa. Le transfert des actions et le paiement du prix d'achat devraient intervenir d'ici la fin du mois d'avril. L'opération porte sur un montant nominal total de 1,53 million de livres turques représentant 51% du capital social d'Afyon. Ciments Français avait conclu cette opération le 15 février. A l'époque, le cimentier avait déclaré que prix d'achat convenu était de 57,53 millions de livres turques, soit environ 25 millions d'euros.
SOCIETE GENERALE (Paris: FR0000130809 - actualité)
La Société Générale a indiqué avoir lancé sa première émission obligataire libellée en yuan, la monnaie chinoise, pour un montant de 500 millions de yuans (60,57 millions d'euros environ). Dans un avis financier, la banque française précise que cette émission de dette senior non sécurisée, à maturité avril 2015, sera rémunérée au taux de 5%. Les intérêts feront l'objet de deux versements par an. L'opération devrait permettre le financement des activités de la banque dans l'empire du Milieu.
Les chiffres macroéconomiques
La balance commerciale en février de la zone euro est attendue à 11h.
Aux Etats-Unis, les investisseurs seront attentifs aux ventes au détail en mars et à l'indice manufacturier de la Fed de New-York en avril à 14h30. Ils suivront ensuite à 16h l'ndice NAHB du moral des constructeurs immobiliers en avril.
A 8h25, l'euro cote 1,3022 dollar.
Vendredi à Paris
La semaine boursière s'est achevée comme elle avait débuté : en net repli. Les investisseurs européens ont particulièrement mal réagi au ralentissement plus marqué qu'attendu de la croissance chinoise au premier trimestre. Les économistes s'inquiètent des conséquences de cet accès de faiblesse sur l'économie mondiale. Pour achever de noircir le tableau, la dette espagnole a été la cible des marchés qui doutent de la capacité de Madrid à assainir à terme ses finances publiques. Le CAC 40 a perdu 2,47% à 3189,09 points (-3,9% sur la semaine) pour ne gagner que 0,93% depuis le début de l'année.
Vendredi à Wall Street
La correction s'est poursuivie sur les marchés actions américains la semaine dernière, comme dans le reste des places. Wall Street a signé sa seconde semaine consécutive de baisse. Les investisseurs ont sanctionné vendredi plusieurs nouvelles négatives : le regain de tension concernant la dette de la zone euro, Espagne et Italie en tête, le ralentissement de la croissance américaine et surtout, le ralentissement du taux de la croissance de la Chine. Le Dow Jones (DJI: ^DJI - actualité) a terminé en baisse de 1,05% à 12 849,59 pts (-1,6% en 5 séances). Le Nasdaq (Nasdaq: ^NDX - actualité) a perdu 1,45% à 3 011,33 pts (-2,2% sur la semaine).
AOF - EN SAVOIR PLUS
LEXIQUE
Inflation : L'inflation est la hausse du niveau général des prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d'achat de la monnaie. Elle est généralement évaluée au moyen de l'Indice des prix à la consommation (IPC (Xetra: A0D8E1 - actualité) ).
D'une manière générale, une forte inflation profite au débiteur, tandis que le créditeur en pƒtit. Pour jauger l'inflation, les banques centrales s'intéressent à l'indice des prix à la consommation sous-jacent, c'est-à-dire hors les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation. On parle alors d'indice des prix à la consommation ®core¯. La Fed privilégie l'indice PCE ®core¯ qui mesure l'évolution des prix liés à la consommation des ménages. Le niveau d'inflation considéré comme acceptable par la BCE est de 2 % l'an.
Balance commerciale : elle mesure la différence en valeur entre les biens et services exportés par un pays et ceux importés. La balance commerciale est excédentaire si la valeur des exportations est supérieure aux importations et déficitaire dans le cas contraire.
Les économistes s'intéressent aux évolutions des exportations et des importations en volume afin de déterminer l'impact du commerce extérieur sur la croissance. Si les exportations ont progressé plus rapidement que les importations, l'impact est positif. Il est négatif dans le cas opposé.
Prix à la production : ils mesurent l'évolution des prix de gros, les services ne sont pas compris. Trois catégories sont distinguées : les biens bruts, les biens intermédiaires et les produits finis. Le marché s'intéresse à l'indice des produits finis. Comme pour les prix à la consommation, la primauté est accordée à l'indice prix à la production ®core¯, c'est-à-dire hors énergie et alimentation, qui donne une meilleure idée des tensions sous-jacentes.
Il est théoriquement un précurseur de l'indice des prix à la consommation. La hausse ou la baisse des prix de gros devant un moment ou à un autre être transférée au consommateur. Toutefois, en fonction de la situation concurrentielle, cette liaison est loin d'être évidente.
Yahoo a présenté à son tour une offre d'achat pour le service vidéo Hulu, filiale de News Corp et de Walt Disney, …

