Le ministre du Travail réclame au patron de PSA de dire son analyse de la situation réelle du groupe.
Sur BFM-TV/RMC, le ministre du Travail a expliqué que le président du directoire du constructeur PSA, Philippe Varin, a dissimulé la difficulté de son groupe avant la présidentielle. "La réalité que nous voyons aujourd'hui est différente, souligne-t-il. Nous lui demandons, Arnaud Montebourg et moi-même, de dire les choses et de les dire d'abord et avant tout aux organisations syndicales".
Sans le nommer, il réclame au patron de PSA de "dire son analyse de la situation réelle de PSA. Où sont ses forces, où sont ses faiblesses et à partir de là, quelles sont les restructurations vraiment nécessaires, celles qui permettent de sauvegarder à terme de l'emploi et l'entreprise" et non "de fermer un site pour fermer un site".
"PSA est dans la difficulté, PSA ne pourra surmonter ces difficultés que dans le dialogue social avec les partenaires sociaux que sont les organisations syndicales", estime le ministre.
Il est revenu aussi sur les propos tenus par l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, qui considérait PSA comme une entreprise automobile exemplaire. "Quelques semaines après le départ de Nicolas Sarkozy, on arrive avec un PSA en difficulté (...) qui pense être dans la nécessité de restructurer", a ironisé le ministre.
Michel Sapin a évoqué le plan de soutien au secteur automobile qui doit être présenté avant la fin du mois de juillet. Il a annoncé qu’il ne s’agira pas d’une nouvelle prime à la casse, mais "d’un plan d’urgence qui visera à donner aux entreprises concernées un certain nombre de moyens permettant de faire face à l'avenir", notamment en matière de "recherche, développement et innovation" pour "construire sur des bases solides la

