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    Mi-séance Paris : tendance indécise

    COURS LIÉS

    SymboleCoursVariation
    ACA.PA3,030,02
    PEU.HM8,740,10
    GM21,540,36
    ^FCHI3 027,1519,15

    LA TENDANCE

    Tendance indécise depuis ce matin en bourse de Paris au milieu d'un flux de publications toujours dense et différemment accueillies. Le CAC40 (Paris: ^FCHI - actualité) freine se progression à la mi-journée pour revenir à l'équilibre autour de 3.450 points. Crédit Agricole (Paris: FR0000045072 - actualité) , Natixis (Euronext: KN.NX - actualité) , Atos (Paris: FR0000051732 - actualité) , Edenred (Paris: FR0010908533 - actualité) , Foncière des Régions, Safran (Dusseldorf: 829036.DU - actualité) , Bureau Veritas (Munich: A0M45W - actualité) ou Gecina viennent de publier. Aux Etats-Unis, les perspectives de Hewlett-Packard sont ressorties sous les attentes hier soir après la clôture. La Commission européenne a publié ce matin à 11h00 la dernière mouture de son document de projections économiques, marqué par un abaissement des anticipations, comme les rumeurs le laissaient entendre. L'exécutif communautaire pense que l'économie va stagner dans l'Union Européenne et même se contracter de -0,3% dans la zone euro en 2012. En novembre dernier, les projections s'établissaient encore à une progression du PIB de +0,6% dans l'Union et de +0,5% dans la zone Euro. Comme c'est le cas depuis plusieurs trimestres, le niveau d'incertitude est particulièrement élevé et la situation d'un pays à l'autre fluctuante. L'indice IFO allemand, qui mesure la confiance des milieux d'affaires, a d'ailleurs bondi de 108,3 à 109,6 entre janvier et février, atteignant un pic de 7 mois et dépassant les 108,8 points anticipés en moyenne par les économistes. Aux Etats-Unis, dès 14h30, on prendra connaissance des inscriptions hebdomadaires au chômage (consensus 355.000 demandes nouvelles et 3,455 millions de demandes continues), suivies à 16h00 de l'indice FHFA des prix immobiliers

    VALEURS EN HAUSSE

    * Natixis est en belle progression après la publication des comptes 2011 (+7% à 2,5 Euros). Des chiffres qui confirment le redressement de l'établissement, malgré des conditions de marché adverses. La filiale de BPCE a dégagé un produit net bancaire de 1,728 Milliard d'Euros au 4ème trimestre 2011, en retrait de -1% en glissement annuel, pour un résultat brut d'exploitation de 515 ME, qui baisse de -2%. Le bénéfice net part du groupe hors structure de défaisance, activités abandonnées et frais de restructuration s'est cependant contracté de -31% à 346 ME, sur un gonflement du coût du risque et de l'impôt, et le résultat net de -32% à 302 ME. Le consensus était positionné sur un résultat net part du groupe de 258 ME. La banque a en outre prévu de remplir les futures exigences de capital Bâle 3 au 1er janvier 2013.

    * Edenred (+2,7% à 19,6 Euros) : le groupe a amélioré ses résultats en 2011, notamment son bénéfice net part du groupe, passé de 68 à 194 Millions d'Euros. Le résultat d'exploitation courant, à 355 ME, est lui en hausse publiée de 8,5% et organique de 11,2%. Il dépasse légèrement le consensus Bloomberg (346,9 ME) et se situe dans le haut de la fourchette 340 à 360 ME annoncée par l'entreprise. Le chiffre d'affaires total, à 1,03 MdE, est en amélioration de 6,9% (9,7% en données organiques). Un coupon de 0,70 Euro (+40%) sera proposé aux actionnaires, supérieur à ce que prévoyaient les analystes qui misaient plus volontiers sur 0,60 Euro.

    *Aéroports de Paris progresse de 1% à 60,4 Euros au lendemain de sa publication annuelle. Le gestionnaire des aéroports parisiens a fait état d'un Ebita en croissance de 5,5% à 972 Millions d'euros pour un chiffre d'affaires consolidé en hausse de 0,9% à 2,502 Milliards d'Euros. Hors impact de la cession du groupe Masternaut, le chiffre d'affaires consolidé 2011 ressort à 2,489 MdsE, en progression de 2,7% par rapport à 2010. Le résultat opérationnel courant bénéficie de la forte progression de l'Ebitda et de la quote-part de résultat des sociétés mises en équivalence opérationnelles (+34,7% à 18 ME). Il croît de 9,1% à 607 ME. Le résultat net part du Groupe s'établit à 348 ME, en hausse de 15,9%.

    * Schneider reste en légère hausse de 0,3% à 50,8 Euros au lendemain d'une solide publication et de la présentation d'un nouveau programme d'entreprise, qui doit succéder à "One" pour la période 2012-2014.

    VALEURS EN BAISSE

    * Crédit Agricole perd 3,7% à 4,83 Euros. "Faibles". C'est ainsi qu'Oddo Securities qualifie ce matin les résultats 2011 de CASA. Pas immérité effectivement au regard des chiffres annoncés, médiocres, avec une nouvelle mauvaise surprise en banque de financement et d'investissement. Au 4ème trimestre, l'établissement a certes réalisé un produit net bancaire de 4,66 Milliards d'Euros, en baisse limitée à 4%, mais son résultat brut d'exploitation chute de -38,6% de 883 ME et sa perte est très lourde : -3,07 MdsE, sous le coup de -1,859 MdsE de coût du risque, une perte de -725 ME des sociétés mises en équivalence et -1,575 MdE de dépréciations de survaleurs. Le consensus Reuters misait sur une perte nette trimestrielle de -2,745 MdsE, un résultat brut d'exploitation de 965 ME et un produit net bancaire de 4,54 MdsE. La banque verte avait prévenu qu'elle déprécierait 2,5 MdsE d'actifs dans ses comptes du dernier trimestre 2011, dont une partie sur ses participations dans la péninsule ibérique. Côté ratios, le "Core Tier 1" s'établissait à 8,6% au 31 décembre 2011, en progression de 20 points de base par rapport au 31 décembre 2010 mais en baisse de 20 points de base par rapport au 30 septembre 2011.

    * Atos se stabilise à 43 Euros mais le titre avait brièvement plongé de 11% à l'ouverture Rien ne justifiait pourtant dans les résultats publiés ce matin par la SSII une telle pression à l'ouverture. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires 2011 de 6,812 Milliards d'Euros, en croissance de 35,7% en glissement annuel grâce à l'apport de SIS (SNP: ^SISY - actualité) , et en hausse de 0,3% sur une base constante. La marge opérationnelle s'accroît dans le même temps de 25,2% à 422,4 ME, et même de 43,4% sur une base de change et de périmètre constants. Elle représente 6,2% des revenus. Ces chiffre sont proches des attentes des analystes, qui misaient sur 6,79 MdsE de chiffre d'affaires et un résultat opérationnel courant de 422 ME, matérialisant une marge de 6,2% environ, conformément aux indications de l'entreprise. Atos vise une légère croissance organique de ses revenus cette année, pour une marge opérationnelle à 6,5% et un flux de trésorerie disponible voisin de 250 ME. Le groupe prévoit enfin un bénéfice par action ajusté "en ligne avec l'objectif de 2013 d'augmentation de +50% comparé à 2011 publié".

    * Vallourec (Dusseldorf: 525585.DU - actualité) perd 5,5% à 53,44 Euros, le marché sanctionne des chiffres trop timides à son goût et surtout des perspectives inférieures aux attentes. Sur l'ensemble de l'exercice 2011, le chiffre d'affaires consolidé du groupe a progressé de 18% pour atteindre 5,296 MdsE, contre 4,491 MdsE en 2010. Le résultat brut d'exploitation a atteint 940 ME, en hausse de 2% par rapport à 2010, soit 17,7% du chiffre d'affaires, contre 20,6% du chiffre d'affaires en 2010. Le résultat net total s'élève à 457 ME (453 ME en 2010). Le résultat net part du Groupe atteint 402 ME, en baisse de 2% par rapport à 2010. Vallourec anticipe une croissance de son chiffre d'affaires d'environ 10% et un taux de marge brute d'exploitation (RBE / CA) inférieur à celui de 2011. Vallourec anticipe une croissance de son chiffre d'affaires d'environ 10% en 2012 mais avec une baisse de la marge brute d'exploitation.

    * Peugeot (Hambourg: PEU.HM - actualité) reperd 2,8% sous les 16 Euros après sa forte hausse de la veille. FO Métaux a pris acte, via un communiqué diffusé ce matin, des discussions "de coopération ou d'alliance" actuellement en cours entre PSA Peugeot Citroën et General Motors (NYSE: GM - actualité) . L'organisation syndicale "comprend parfaitement la nécessité, pour un groupe industriel comme PSA Peugeot Citroën, de rivaliser à armes égales avec ses concurrents et de ne pas se fragiliser, eu égard aux enjeux mondiaux de l'automobile", mais rappelle qu'elle restera vigilante "sur les orientations et les motivations industrielles du groupe". FO pense que la priorité industrielle de l'entreprise doit être de développer l'emploi en France, de maintenir les deux marques et leur ancrage industriel dans l'hexagone, "et le tissu social de garanties conventionnelles qui leur est associé". Hier, l'action Peugeot avait enregistré des variations historiques en séance après la confirmation de négociations en vue d'une alliance industrielle avec Opel (General Motors). Cependant, les détails restent encore très flous et des obstacles importants existent, en fonction de la nature de la coopération industrielle envisagée. Questionné sur une éventuelle évolution de la stratégie d'alliance avec d'autres constructeurs automobiles, le Président de PSA, Philippe Varin, affirmait encore la semaine dernière que la position du groupe n'avait pas changé en rappelant les trois conditions nécessaires à une alliance : qu'elle soit cohérente en terme de stratégie, qu'elle apporte des synergies substantielles et que le groupe reste indépendant. Cette dernière condition dictée par l'actionnariat familial (près de 31% du capital reste détenu par la famille Peugeot) reste donc l'obstacle majeur à un véritable projet capitalistique.

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