ACTIVITÉS DE VOS AMIS

    Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC40 rebondit de 2,70%

    COURS LIÉS

    SymboleCoursVariation
    GLE.PA28,81-0,26
    PP.TI161,180,00
    RNSDF76,250,00
    ^FCHI3 839,34-21,21

    "La BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro. Et croyez moi, ce sera suffisant !". Cette phrase prononcée jeudi par Mario Draghi, le président de la BCE, aura servi de déclencheur aux places boursières européennes... Après un début de semaine ancré dans le rouge, les indices du Vieux continent ont ainsi terminé la semaine sur les chapeaux de roues, à l'image du CAC40 (Paris: ^FCHI - actualité) qui clôture finalement sur un gain hebdomadaire de 2,70% à 3.280 points ce vendredi soir. Par cette phrase, Mario Draghi a relancé les rumeurs d'une intervention sur le marché de la dette européenne avec pour conséquence immédiate une nette détente des taux en Espagne et en Italie. Rumeurs renforcées par un communiqué commun signé François Hollande et Angela Merkel ce vendredi. Les deux dirigeants ont en effet affirmé "être déterminés à tout faire pour la protéger (la zone euro)".

    La semaine a également été marquée par une vague de publications d'entreprises de part et d'autre de l'Atlantique. En France, on citera notamment les bonnes publications de Capgemini, Michelin (Euronext: ML.NX - actualité) , Renault (Other OTC: RNSDF.PK - actualité) , PPR (TLO: PPR.TI - actualité) , d'Areva (Munich: 890173 - actualité) ou encore d'Ingenico (Paris: FR0000125346 - actualité) . A l'inverse, Saint-Gobain, Vallourec (Dusseldorf: 525585.DU - actualité) ou encore Alcatel (Paris: FR0000130007 - actualité) -Lucent ont été sanctionnés. Aux Etats-Unis, on retiendra la grosse déception Facebook mais aussi les comptes pour une fois décevants d'Apple (NasdaqGS: AAPL - actualité) . A l'inverse, Boeing (NYSE: BA - actualité) et Caterpillar (NYSE: CAT - actualité) ont rassuré.

    ECO/DEVISES

    D'après le Département américain au Commerce, le PIB des États-Unis pour le second trimestre 2012 a progressé sur un rythme annualisé de 1,5%, en ligne avec le consensus de place. L'indice des prix rattaché au PIB trimestriel a lui augmenté sur un rythme de 1,6%, conformément aux attentes des économistes. Il s'agit de la première estimation du PIB américain pour le second trimestre. Au 1er trimestre calendaire, la croissance atteignait 2%, alors que l'indice des prix progressait sur un rythme de 2%. Le fléchissement des dépenses de consommation a pesé au second trimestre.

    L'indice du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan et Reuters pour le mois de juillet 2012 est ressorti à 72,3, en ligne avec le consensus et proche de la lecture précédente du début du mois.

    Selon le Département américain au Commerce, les commandes de biens durables pour le mois de juin 2012 aux États-Unis ont progressé de 1,6% en comparaison du mois antérieur, contre +0,6% de consensus et après +1,6% en mai (révision en hausse). Hors transport, les commandes de biens durables pour le mois de juin ressortent toutefois en baisse de 1,1%, contre +0,2% de consensus et +0,8% en mai.

    D'après la National Association of Realtors américaine, l'indice des promesses de ventes de logements aux USA pour le mois de juin 2012 a décliné de 1,4% en comparaison du mois antérieur, à 99,3 contre 100,7, alors que les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 0,9%. L'indice avait grimpé de 5,4% en mai et consolide donc en juin. En glissement annuel, par rapport à l'an dernier, l'indice progresse pour le 14ème mois consécutif en juin.

    D'après le Département américain au Commerce, les ventes de logements neufs aux USA pour le mois de juin 2012 se sont établies sur un rythme annuel ajusté des variations saisonnières de seulement 350.000 unités, contre 372.000 de consensus de place et 382.000 en mai (369.000 précédemment estimé pour le mois de mai).

    L'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne a reculé pour le troisième mois consécutif en juillet à 103,3, contre 105,3 le mois précédent, et au plus bas depuis mars 2010. Le consensus de marché tablait sur un indice à 104,5.

    Sur le marché des changes, la monnaie unique reprend près de 1,8% face au billet vert à 1,237$. Le baril de pétrole termine en baisse d'environ 1,5% sur la semaine à New York (Francfort: A0DKRK - actualité) , proche des 90$.

    LES VALEURS

    Areva s'envole de 16,1% après une publication semestrielle supérieure aux attentes malgré de nouvelles provisions passées... Areva a renoué avec de bons résultats, après plusieurs semestres difficiles, note ainsi Oddo. Pollués par des éléments positifs et négatifs, les résultats du premier semestre sont cependant clairement de qualité et montrent selon le broker "un tournant" après plusieurs semestres de déception. Au cours des six premiers mois de l'année, le spécialiste du nucléaire a enregistré un EBIT retraité de 349 ME, soit une marge opérationnelle de 8,1%, pour un chiffre d'affaires consolidé de 4,329 Milliards d'euros, en hausse de 8,3% (+6,7% à données comparables). L'EBE, retraité des effets Siemens (BSE: SIEMENS.BO - actualité) et cessions 2012, progresse de 508 ME pour s'établir à 725 ME.

    Capgemini grimpe de 9,9%. Le groupe s'est offert le luxe de relever symboliquement ses objectifs, à l'heure ou beaucoup de secteurs manquent de visibilité. Capgemini, dont le chiffre d'affaires semestriel a progressé de 8,3% à 5,15 Milliards d'euros, fait état d'une marge opérationnelle de 328 ME, qui représente 6,4% des revenus, contre 6,1% un an avant. Le résultat d'exploitation est en revanche en léger retrait à 237 ME contre 240 ME un an avant, mais le bénéfice net croît de 12,5% à 143 ME, soit une marge nette qui passe de 2,7 à 2,8%. Les prises de commandes enregistrées au cours de ce premier semestre s`élèvent à 5,11 MdsE, et couvrent peu ou prou les revenus.

    PPR flambe de 8,5%. Le chiffre d'affaires semestriel s'inscrit en hausse de 17% à 6,4 Milliards d`euros. Dans une conjoncture économique globalement dégradée, le chiffre d`affaires des activités poursuivies de PPR s`élève exactement à 6,387 MdsE au premier semestre 2012, en progression de 16,7% en réel et de 8,2% à périmètre et taux de change comparables. Au 30 juin 2012, le résultat opérationnel courant s`élève à plus de 815 ME, en hausse de 20,4%, et le bénéfice net à 477 ME, en progression de 5,9%. Retraité des éléments non courants nets d`impôt, le résultat net part du groupe des activités poursuivies s`améliore de 25,1%. Le consensus fourni par un analyste de la place anticipait un résultat opérationnel courant de 770 ME pour un chiffre d'affaires de 6,265 Milliards d'euros. Le résultat net était anticipé à 490 ME.

    Nexans (Paris: FR0000044448 - actualité) prend 8,3%. Le groupe a dégagé un chiffre d'affaires semestriel de 3,577 Milliards d'euros, proche de celui réalisé en 2011 à la même époque en données brutes. En données organiques (métaux non-ferreux constants), la progression ressort à 0,2%. La marge opérationnelle de la période, 87 ME, représente 3,6% des revenus à cours de métaux non-ferreux constants, contre 5,1% un an avant.

    Lafarge (Paris: FR0000120537 - actualité) grimpe de 8% alors que le cimentier a continué à améliorer ses résultats au second trimestre 2012, malgré des volumes toujours orientés à la baisse. Le chiffre d'affaires de la période, 4,26 Milliards d'euros, marque une hausse de 5% en données brutes et de 3% à changes et périmètre constants en glissement annuel. L'EBITDA s'apprécie pour sa part de 7,8% (4% en bas comparable) à 1 MdE, et dépasse le consensus Bloomberg fixé à 978 ME. Le résultat d'exploitation courant progresse de 11% en données publiées et de 7% en comparable à 755 ME. Le bénéfice net recule en revanche de -80% à 57 ME. Cependant hors frais exceptionnels, notamment de restructuration, il aurait été inchangé à 294 ME.

    ArcelorMittal (Other OTC: ARCXF.PK - actualité)
    (+6,3%). Le groupe a pris l'habitude de fournir, avant ses publications trimestrielles, le consensus de place pour son EBITDA. Pour le second trimestre, il ressortait à 2,114 Milliards de dollars. L'aciériste a fait beaucoup mieux : 2,449 MdsE. Cependant, il comprend un effet positif de 0,3 Md$ de vente de Skyline Steel et Astralloye, si bien que l'EBITDA ressort en ligne avec les attentes. Le chiffre d'affaires, lui, atteint 22,478 Milliards de dollars. Un an avant, les revenus ressortaient à 25,12 Mds$ et l'EBITDA à 3,41 Mds$. Le groupe a généré un bénéfice net de 959 millions de dollars, après 1,53 Md$ un an avant. En terme d'activité, 14,4 millions de tonnes de fer ont été produites et 21,7 millions de tonnes d'acier ont été expédiées, soit en-deçà des 22,22 millions du même trimestre de 2011 et du 1er trimestre 2012.

    Renault progresse de 6,2%, les résultats semestriels étant bien accueillis et inspirant un grand contraste avec les difficultés de PSA. Renault bénéficie largement de la rentabilité de sa branche de financement automobile (395 ME) qui explique quasiment à elle seule la rentabilité opérationnelle de Renault qui n'échappe pas par ailleurs à la guerre des prix en Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) qui a tant coûté à PSA. Quant au résultat net, il provient à 75% de la contribution de Nissan. Pour l'ensemble de l'exercice, Renault confirme son objectif d'un free cash flow opérationnel de l'Automobile positif, une performance dans le contexte actuel de crise du marché automobile européen. L'objectif de croissance des volumes de vente reste d'ailleurs conditionné à l'évolution du marché européen dans les prochains mois.

    STMicroelectronics (EUREX: SGMF.EX - actualité) remonte de 6%. Le second trimestre du groupe s'est soldé par un chiffre d'affaires de 2,15 Milliards de dollars, supérieur de 6,5% à celui du premier mais inférieur de 16,3% à celui du second trimestre 2011. Les analystes visaient le point médian de la fourchette de prévisions fournie par le groupe, soit 2,16 Mds$. La marge brute s'est pour sa part établie à 34,3%, en vive hausse par rapport au premier trimestre (29,6%) mais en baisse en glissement annuel (38,1%). La société a affiché une perte d'exploitation de -207 M$, et une perte nette de -75 M$, soit -0,08 dollar par action. En données ajustées, la perte ressort à -0,05 dollar, alors que le consensus visait -0,03 dollar.

    TF1 (Xetra: 873608 - actualité) (+5,4%). Le groupe audiovisuel a fait état pour son premier semestre 2012 d'un résultat opérationnel de 133,9 Millions d'euros, soit un recul de 28,2%, pour un chiffre d'affaires consolidé en hausse de 1,8% à 1,30 Milliard d'euros. Le taux de marge opérationnelle courante s'établit à 10,3%, en ligne avec le taux de marge de l'année 2011 (10,8%). Le résultat net part du Groupe s'élève à 93,5 Millions d'euros contre 118,6 ME au premier semestre 2011. Face à une conjoncture dégradée et à un environnement concurrentiel en mutation, le groupe TF1 accélère son adaptation en poursuivant ses réductions de coûts et en lançant une revue des processus et des organisations. Le Groupe confirme l'hypothèse de stabilité de son chiffre d'affaires consolidé pour l'année 2012, ainsi que son objectif de 930 ME de coût de grille de la chaîne TF1, en moyenne sur 2012 et 2013.

    Michelin gagne 5,4%. Le pneumaticien a amélioré ses résultats au premier semestre 2012, qui s'est soldé par un chiffre d'affaires de 10,7 Milliards d'euros, supérieur aux attentes du marché (10,55 MdsE), et un résultat opérationnel avant éléments non-récurrents de 1,32 MdE, en hausse de 36% et meilleur que ce que prévoyaient les analystes (1,15 MdE). Il représente 12,3% des revenus, contre 9,6% un an avant. Quant au bénéfice net, il atteint 915 ME (+37,2%) et dépasse significativement le consensus (781 ME). L'effet prix très positif (+11,1%), issue des hausses de tarifs pratiquées en 2011 en majorité, a compensé des volumes en forte décrue (-8,3%). Michelin réitère "avec confiance" son objectif pour l'ensemble de l'année d'un résultat opérationnel avant éléments non récurrents en nette hausse.

    Société Générale (Paris: FR0000130809 - actualité) remonte de 9,3% avec BNP Paribas (Other OTC: BNPQF.PK - actualité) (+5,4%) et le Crédit Agricole (Paris: FR0000045072 - actualité) (+3,9%). Les espoirs d'intervention de la BCE sur le marché obligataire souverain ont entrainé un rebond du secteur financier cette semaine.

    Dassault Systèmes gagne 5,4%. La croissance des ventes a atteint 17% en données publiées et 10% à taux de change constants au second trimestre 2012, soit un chiffre d'affaires de 502,9 Millions d'euros. La marge opérationnelle non IFRS s'est établie à 29,2% et le bénéfice net sur cette même base à 0,76 euro. L'éditeur visait un chiffre d'affaires non-IFRS d'environ 470 à 480 ME, environ 28% de marge opérationnelle et 0,68 à 0,72 euro de bénéfice net par action, sur la base d'une parité euro / dollar de 1,35. Le consensus de place était, comme c'est souvent le cas, légèrement plus optimiste. En conservant la prudence requise, nous relevons nos objectifs de chiffre d'affaires pour 2012 et prévoyons d'atteindre les 2 MdsE de chiffre d'affaires annuel", a indiqué le directeur général Bernard Charlès.

    Ingenico progresse encore de 5,4%. Le groupe a publié pour le 1er semestre 2012 un chiffre d'affaires de 542,3 Millions d'euros, en croissance de 23% en données publiées et de 16% en données comparable. Toutes les régions ont contribué à la croissance de l'activité. Le résultat d'exploitation (EBIT) est ressorti en progression de 32,5% à 66,4 ME. La marge d'exploitation s'établit à 12,2% du chiffre d'affaires, en progression de 120 points de base. La marge opérationnelle s'établit à 10,5% du chiffre d'affaires, en progression de 390 points de base. Le résultat net part du Groupe est en forte progression à 31,5 ME (11 ME au S1 (KSE: 012750.KS - actualité) 11) en dépit d'une charge d'impôt qui progresse à 16 ME (5,1 ME au S1'11). En mars 2013, Ingenico présentera un nouveau plan stratégique à moyen terme.

    Ipsos (Munich: 923860 - actualité) rebondit de plus de 5% sur une publication bien accueillie bien qu'assortie d'un léger warning pour 2012. La guidance de croissance organique du chiffre d'affaires est légèrement abaissée à 0% (contre +2% auparavant) tandis que la marge opérationnelle est toujours attendue à 10%.

    Sanofi (Paris: FR0000120578 - actualité) bondit de 4,7%. Le second trimestre 2012 s'est soldé par un chiffre d'affaires de 8,87 Milliards d'euros, en croissance de 6,2% en données publiées et de 0,4% à changes constants, tandis que le résultat net des activités reculait de -9,6% en données publiées et de -17,6% à changes constants à 1,944 MdE. Le bénéfice net des activités est ressorti en retrait comparable, à 1,48 euro, mais dépasse les attentes du consensus (1,40 euro). La contraction des comptes du laboratoire était prévue, avec les pertes des brevets de deux produits phares, dont le best-seller Plavix, le second médicament le plus vendu au monde. Sanofi estime que la performance semestrielle est conforme à ses prévisions, énoncées le 8 février dernier. En tenant compte de la perte d'exclusivité de Plavix et d'Avapro aux États-Unis, de la performance des plateformes de croissance, de la contribution de Genzyme (NasdaqGS: GENZ - actualité) , du contrôle des coûts et de la concurrence des autres génériques, le BNPA des activités 2012 est attendu en baisse de 12 à 15% à taux de change constants par rapport à 2011, sauf événements défavorables imprévus. Ces perspectives sont inchangées.

    EADS (Other OTC: EADSF.PK - actualité) gagne 4,4%. Les revenus semestriels sont en hausse de 14% à 24,934 Milliards d'euros, pour un EBITDA qui bondit de 47% à 1,972 MdE et un EBIT qui s'offre une hausse de 91% à 1,08 MdE. Le bénéfice net passe de 109 à 549 ME, soit 0,73 euro par action, après 0,13 euro un an avant. Ces comptes dépassent les attentes du consensus. EADS revoit à la hausse ses perspectives pour 2012 après le solide 1er semestre. Airbus (Paris: NL0000235190 - actualité) prévoit de livrer environ 580 avions commerciaux, incluant un objectif de 30 A380. Le nombre de commandes brutes devrait être supérieur aux livraisons, entre 600 et 650 appareils. Sur la base d'un taux de clôture de 1 euro pour 1,35 dollar, le chiffre d'affaires du groupe "devrait continuer à progresser de 10% environ", tandis que l'EBIT avant éléments non récurrents est prévu à 2,7 milliards d'euros. Le bénéfice par action avant éléments non récurrents devrait atteindre 1,95 euro environ, contre 1,39 euro un an avant.

    Total (Other OTC: TTFNF.PK - actualité) grimpe de 3,9%. Les résultats trimestriels de Total offrent encore une fois peu de surprise avec un résultat net ajusté parfaitement en ligne avec les attentes des analystes. Au cours du deuxième trimestre, le géant pétrolier a vu son résultat opérationnel ajusté des secteurs reculer de 2% à 5,793 MdsE pour un chiffre d'affaires en hausse de 9% à 49,14 MdsE. Le résultat net ajusté progresse de 2% à 2,858 MdsE, en ligne avec les 2,85 MdsE anticipés par le consensus. Le groupe a vu sa production reculer de 2% sur un an à 2,261 millions de barils équivalent pétrole par jour. En termes de prévisions, la société indique poursuivre l'optimisation de son portefeuille d'actifs dans l'ensemble des secteurs et le renforcement de sa compétitivité. Par ailleurs, le début du troisième trimestre est marqué par une orientation favorable des marges de raffinage en Europe. Enfin, le groupe va proposer un acompte sur dividende de 0,59 euro par action au titre du deuxième trimestre, en hausse de 3,5% par rapport au premier trimestre.

    France Telecom (Paris: FR0000133308 - actualité) prend 2,7%. Le groupe a annoncé pour son premier semestre 2012 un EBITDA retraité de 7,004 Milliards d'euros, soit une diminution limitée à -1,6 point du taux de marge (32,1% au 1er semestre 2012) à base comparable, grâce à la maîtrise des coûts commerciaux et aux résultats du plan Chrysalid. Le résultat net s'élève à 1,909 Milliard d'euros contre 2,095 MdsE un an plus tôt pour un chiffre d'affaires consolidé de 21,843 Milliards d'euros (-0,1%). Le cash flow opérationnel s'élève à 4,544 MdsE. Le consensus de place était positionné à 21,75 MdsE de chiffre d'affaires, pour un EBITDA de 7,04 MdsE et un free cash flow opérationnel de 4,44 MdsE. L'opérateur historique a perdu sur le trimestre 155.000 clients dans le mobile à comparer à 615.000 au premier trimestre. Le groupe confirme son objectif d'un cash flow opérationnel proche de 8 MdsE pour 2012. Sur la base des résultats du 1er semestre 2012, un acompte sur dividende de l'exercice 2012, de 0,58 euro par action sera payé en numéraire le 12 septembre 2012.

    LVMH s'adjuge 2,7%. Le groupe de luxe a affiché au premier semestre 2012 des ventes de 13 Milliards d'Euros, en progression de 26% avec une croissance organique estimée à 12%. Le résultat opérationnel courant de la période s'élève à 2,66 MdsE, en hausse de 20%. Cette performance se compare à un premier semestre 2011 déjà en forte croissance. La marge opérationnelle courante s'établit à 21%. Le résultat net s'élève à 1,68 MdE, en hausse de 28%. Le ratio d'endettement net sur capitaux propres s'établit à 22% à fin juin 2012. "Nous abordons la deuxième partie de l'année avec confiance et comptons sur la créativité et la qualité de nos produits, ainsi que sur l'efficacité de nos équipes, pour poursuivre les gains de parts de marché dans nos pays historiques et dans les territoires émergents à fort potentiel", a commenté le PDG Bernard Arnault.

    A 'l'inverse, PagesJaunes trébuche de 9,8%. La société a vu ses revenus décroître de -1,7% au premier semestre, à 525 Millions d'euros, mais progresser de 9,5% à 308,5 ME pour le pôle internet. La marge brute opérationnelle, à 232,1 ME, baisse de -5,5%. Par ailleurs, le groupe affirme qu'il "progresse" dans la renégociation de sa dette et poursuit ses discussions pour obtenir l'accord des prêteurs sur la prorogation des engagements. Plus précisément, la société vise un chiffre d'affaires annuel en baisse de -1 à -3%, alors que les activités internet devraient représenter 60% des revenus totaux 2012. L'objectif de marge brute opérationnelle reste fixé dans le bas de la fourchette 470 à 485 ME. Jusque-là, le management espérait stabiliser ses revenus sur l'année.

    Alcatel-Lucent chute de 9,3%. Le groupe a publié de mauvais résultats trimestriels, conformément à l'avertissement lancé il y a peu. Les investisseurs devraient s'intéresser au plan d'économies supplémentaires annoncé par la société, qui passe notamment par la suppression de 5.000 emplois, la sortie des activités non-rentables et la monétisation des brevets, qui constituait jusque-là un véritable serpent de mer. Les résultats ajustés d'Alcatel-Lucent pour le second trimestre font apparaître des revenus en baisse de -7,1% à 3,545 Milliards d'euros, pour une marge brute qui descend de 34,9 à 31,7% et une exploitation déficitaire de -31 ME, alors qu'était était positive de 87 ME un an avant. La perte nette atteint -221 ME, alors que la société avait engrangé 82 ME précédemment. L'équipementier avait averti mi-juillet que ses comptes seraient très inférieurs aux attentes et que ses objectifs ne seraient pas atteints.

    Saint-Gobain plonge de 9,2% après avoir fait état de résultats semestriels décevants. Le spécialiste des matériaux de construction enregistre sur les six premiers mois de l'année un résultat opérationnel en baisse de 20,8% à 1,153 Milliard d'euros pour un chiffre d'affaires en hausse de 3,4% à 21,59 MdsE (-0,8% à taux de change et périmètre comparables). Le résultat net part du Groupe s'élève à 506 ME, en recul de 34,1%. Le consensus tablait sur un bénéfice net de 700 ME, un résultat opérationnel de 1,574 MdE pour des revenus de 21,5 MdsE. Compte tenu de la dégradation de la conjoncture mondiale depuis le début de l'année, le Groupe lance un nouveau plan d'action visant à économiser 750 ME en année pleine. La firme revoit également à la baisse ses objectifs pour l'ensemble de l'année 2012...

    Peugeot (Hambourg: PEU.HM - actualité) s'écroule de 8,6%. Le rebond a tourné court, alors que personne n'attendait de surprises des résultats semestriels, d'ores et déjà annoncés fort dégradés par le groupe en début de mois. Le constructeur a ainsi engrangé un chiffre d'affaires de 29,55 Milliards d'euros sur la période, en baisse de -5,1% sur un an, dont -10,5% pour la division automobile. Le résultat opérationnel courant est symboliquement équilibré, à 4 ME, contre 1,157 MdE un an avant, mais cache d'importantes disparités entre les divisions rentables et celles qui ne le sont pas, à l'instar de la branche Automobile qui a perdu -662 ME en six mois. Le groupe affiche une perte nette de -819 ME, après un bénéfice de 806 ME un an avant. PSA s'attend à un repli plus marqué que prévu du marché automobile en Europe, de l'ordre de -8%, à une croissance de l'ordre de 7% en Chine, de 2% en Amérique Latine et de 9% en Russie.

    Vallourec perd 7,3%. Si les résultats semestriels sont en ligne avec les attentes après le récent profit-warning, le nouveau message de prudence sur la croissance des prochains mois ne passe pas...Le groupe a réalisé au deuxième trimestre un chiffre d'affaires consolidé de 1,33 Milliard d'euros, en hausse séquentielle de 11% par rapport au premier trimestre 2012. Au premier semestre 2012, le chiffre d'affaires consolidé atteint 2,53 MdsE, soit une progression de 4%. Le résultat brut d'exploitation s'est élevé à 191 ME au deuxième trimestre 2012 (14,4% du chiffre d'affaires), en hausse de 25% par rapport au premier trimestre 2012, ce qui porte le résultat brut d'exploitation du premier semestre 2012 à 343 ME (13,6% du chiffre d'affaires). Le résultat net a atteint 57 ME sur le deuxième trimestre 2012. Au premier semestre 2012, le résultat net ne dépasse pas 85 ME, en baisse de 56% par rapport au premier semestre 2011. Ces résultats sont globalement en ligne avec le consensus. Vallourec maintient son objectif d'un taux de marge brute d'exploitation proche de 15% pour l'année 2012.

    Saft cède 4% après la publication de comptes semestriels mitigés, et d'un avertissement sur le chiffre d'affaires. Le chiffre d'affaires du 1er semestre s'établit à 314,8 ME, en hausse de 1% en données publiées, mais en baisse de 2,5% à taux de change constants. La marge d'Ebitda s'établit à 16% du chiffre d'affaires, soit 50,3 ME d'euros. Elle est en baisse de 7,7% par rapport à 2011. Le résultat net est en augmentation de 26,6% à 20 ME. La publication est donc décevante puisque le consensus anticipait un Ebitda de 53,4 ME (-2,1%) pour des revenus de 319,7 ME (+2,6%). Saft a fait part de perspectives de croissance du chiffre d'affaires 2012 révisée d'au minimum 5% à supérieur ou égal à 2% à taux de change constants. Le spécialiste des batteries confirme sa marge d'Ebitda 2012 dans une fourchette de 16,5 à 17% du chiffre d'affaires.

    Faurecia (Other OTC: FURCF.PK - actualité) recule de 3% après sa publication semestrielle accompagnée d'un ajustement à la baisse de l'objectif annuel de résultats. Faurecia souligne compenser en partie ces difficultés européennes par son exposition favorable aux constructeurs allemands. Le chiffre d'affaires 2012 sera plus robuste que prévu, entre 17 et 17,4 MdsE, contre 16,3 à 16,7 MdsE précédemment projetés. En revanche, la rentabilité sera moindre, avec un résultat opérationnel de 560 à 610 ME, contre 610 à 670 ME espérés, ce qui entraînera les marges à la baisse, d'autant plus en considérant un objectif de revenus plus important. Enfin, le groupe ne prévoit plus qu'un cash-flow "équilibré" au second semestre et non plus sur l'année, ce qui signifie qu'avec la perte accumulée au 1er semestre, le cash-flow net annuel sera négatif.

    M6 (-1,3%). Le groupe a enregistré au premier semestre 2012 un repli de 1,2% de son chiffre d'affaires consolidé qui s'établit à 710,8 Millions d'euros. Après un 1er trimestre en progression, M6 explique que l'environnement économique incertain s'est traduit à compter du mois de mai par un recul du marché publicitaire, conduisant à un deuxième trimestre en repli de -5,7%. Les revenus publicitaires de la chaîne M6 sont en repli de 4% sur le semestre et les revenus non publicitaires sont stables. Le résultat opérationnel courant (EBITA) s'élève à 125,3 ME, et recule de 15%. Avec 20,2 ME (+18,4 ME net d'impôt) de plus-value de cession, réalisée en janvier 2012, de la participation dans le studio américain Summit Entertainment, M6 dégage son meilleur résultat net semestriel depuis cinq ans (94,4 ME, en croissance de 3%). M6 annonce que l'incertitude sur l'activité économique ne permet pas d'envisager de rebond du marché publicitaire au deuxième semestre mais le groupe compte continuer à gagner des parts de marché grâce à ses performances d'audience.

    Technicolor (Paris: FR0000184533 - actualité) cède 1,2%. Au cours du premier semestre, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 1,646 Milliard d'euros, en croissance de 5,6% en données publiées et de 0,6% à changes constants, grâce à une belle dynamique au second trimestre (846 ME, en hausse de 13,3% en données publiées et de 5,9% à changes constants). Le groupe a ainsi pu améliorer de 31% son EBITDA ajusté des activités poursuivies, pour le porter à 198 ME, soit 12% des revenus contre 10,7% un an avant. Le résultat du groupe est cependant déficitaire de -26 ME en net, ce qui est nettement mieux qu'il y a un an (-112 ME).

    Technip (Dusseldorf: 289911.DU - actualité) se replie de 0,6%. Le groupe a annoncé au titre de son deuxième trimestre 2012 un résultat opérationnel en hausse de 14,4% à 200,8 Millions d'euros pour des revenus de 2,05 MdsE (+23,3%). Le résultat net atteint 134,2 ME contre 132,5 un an auparavant. Le taux de marge opérationnelle courante ressort à 9,9% contre 10,6% au deuxième trimestre 2011. Le consensus tablait sur un chiffre d'affaires de 1,96 MdE (fourchette 1,88 à 2,09 MdsE), tandis que la moyenne des attentes de résultat opérationnel était de 190,5 ME (fourchette de 174 à 203 ME), et celle de bénéfice net ajusté de 132 ME. Le groupe confirme enfin ses perspectives pour 2012 avec notamment un chiffre d'affaires anticipé entre 7,65 et 8,00 MdsE.

    Actualités relatives :