Initialement fériée, la fête chrétienne de la Pentecôte était devenue un jour travaillé en 2004 sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre. Finalement, si la Pentecôte est de nouveau chômée, la journée de solidarité - cotisée mais non payée -, est restée. Depuis huit ans, les Français doivent donc une journée de travail à l'Etat, ce qui permet de financer une (petite) partie de la dépendance des personnes àgées.
Entre RTT imposé, jour de congé, heures sup' récupérée, financement de cette journée par l'entreprise... 4 salariés du privé sur 5 ne travailleront pas aujourd'hui. Cette journée est donc un peu spéciale, puisque la plupart des entreprises et services publics sont fermés ce lundi, tandis que les commerces sont majoritairement ouverts. En 2010 et 2011, environ 80% d'entre eux avaient donc posé un jour pour profiter pleinement du sacro-saint " pont de la Pentecôte ".
La journée de solidarité rapporte 2 milliard d'euros
Pour rappel, cette journée de solidarité avaient été instaurée suite à la canicule de 2003, afin de financer certaines mesures pour les personnes àgées dépendantes. Gain réalisé par cette mesure ? 2,33 milliards d'euros l'année dernière, selon les comptes de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). Mais cet argent a-t-il été bien reversé au portefeuille permettant le financement des mesures prévues ? D'après la CNSA, la réponse est positive. Elle assure avoir redistribué 1,4 milliard d'euros pour la prise en charge des personnes àgées dépendantes et 933 millions d'euros au bénéfice des personnes handicapées, rapporte France Info ce matin.
Mais pour l'Association des directeurs au service des personnes àgées (AD-PA), la réponse se veut plus nuancée : " L'année dernière, 500 millions d'euros n'ont pas été affectés (...). En 2010, des rapports de l'Igas (Inspection générale des affaires sociales, ndlr) et de (...) Lire la suite sur elle.fr
Journée mondiale de lutte contre le sida
Un jour férié pour le mariage du prince William
Lundi de Pentecôte : la majorité des salariés ne travaille pas
Vers une seconde " journée de solidarité " ?

