Le cabinet Deloitte publie ce vendredi 20 juillet son bilan économique mondial 2011 du secteur aéronautique-défense.
L’année 2011 a été ponctuée par deux tendances particulièrement marquées dans le secteur. Tout d'abord, les bonnes performances de l’aéronautique pallient au repli du secteur de la défense. Les revenus du secteur aéronautique-défense (A&D) ont augmenté globalement de 2,3 % en 2011. Ce sont les carnets de commandes fournis pour les gros porteurs commerciaux qui tirent ce chiffre vers le haut. Deloitte souligne notamment qu’un record a été atteint en 2011 avec la livraison de 1 011 appareils pour Boeing et Airbus.
"Les recettes commerciales ont ainsi augmenté de 10,1 % et devraient continuer à croître en 2012", indique le cabinet dans ce bilan.
La demande a augmenté en avions plus légers. En effet, ils nécessitent moins d’entretien et sont énergétiquement performants. Leur production a donc été stimulée.
Quant au secteur de la défense, ses revenus ont diminué de 3,3% en 2011. Deloitte fournit plusieurs explications à ce phénomène : "évolutions des priorités politiques nationales, faiblesse des économies des pays occidentaux, retrait des forces en Irak et en Afghanistan expliquent notamment cette baisse".
Aux Etats-Unis, le plus grand marché mondial aéronautique-défense, non seulement le secteur fait l'objet d'un ralentissement conjoncturel, mais en plus le gouvernement a procédé à d’importantes coupes budgétaires. 487 milliards de dollars sur les 10 prochaines années, potentiellement suivie d’une seconde de 500 milliards de dollars.
Une situation anticipée par les industriels de la défense. Ils ont exprimé cette crainte dans un livre

