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    Lexique : recapitalisation

    Autres termes

    Le terme de recapitalisation se réfère à la nécessité pour une entreprise de renforcer ses fonds propres, ceux-ci étant devenus insuffisants pour qu'elle puisse exercer normalement son activité. Les fonds propres déterminent la solidité financière d'une entreprise. Pour simplifier, ils sont constitués du capital injecté lors de la création de l'entreprise, majoré des augmentations de capital ultérieures et des bénéfices non redistribués aux actionnaires. A l'inverse, une entreprise ayant enregistré sur un ou plusieurs exercices de lourdes pertes, verra les fonds propres amputés d'autant : c'est généralement de ce type de situation que découle la nécessité d'une recapitalisation.

    Si le terme "recapitalisation" est généralement employé pour des situations particulières (la restructuration d'Eurotunnel en 2007, par exemple), il est revenu dans l'actualité en 2011 au sujet du secteur financier.

    En effet, le cas des banques est particulier, du fait de l'influence de ce secteur sur l'ensemble de l'économie et des règles édictées par le Comité de Bâle (lire à ce sujet les articles "ratio de solvabilité bancaire" et "Bâle II"), qui indiquent clairement le niveau de fonds propres dont les banques ont besoin pour fonctionner de manière sécurisée.

    Tout au long de l'année 2011, le débat a fait rage sur la nécessité ou non d'une recapitalisation globale du secteur bancaire, le Comité de Bâle allant jusqu'à évoquer le chiffre de plus de 600 milliards de fonds propres supplémentaires à trouver pour les banques au niveau mondial, afin de se mettre en conformité avec la réforme réglementaire Bâle III. D'abord hésitante sur le sujet, la Commission européenne a plaidé plus franchement pour une recapitalisation rapide du secteur en fin d'année 2011, notamment à la lumière du démantèlement de la banque franco-belge Dexia. L'Espagne et surtout l'Irlande ont déjà procédé à une recapitalisation massive de leurs banques.

    Un précédent existe : fin 1998, le Japon avait ainsi voté un plan de restructuration de 60.000 milliards de yens pour sauver son secteur bancaire, plombé par les créances douteuses.