Le price earning ratio, très connu des boursicoteurs sous son abréviation PER, se traduit en français par « ratio cours sur bénéfices » ou encore « multiple cours sur bénéfice ». Il constitue un indicateur très simple de valorisation des sociétés cotées en Bourse.
On le calcule en divisant la capitalisation boursière de la société concernée par son bénéfice net, ou en divisant son cours par le bénéfice net par action (ou BNPA). Lorsqu’une société a un PER égal à X, on peut aussi dire que le titre capitalise X fois les bénéfices. Plus le PER est faible, plus l’entreprise apparaît comme étant peu chère, donc un possible bon investissement.
Le PER permet de se faire rapidement, mais sommairement, une idée de la valorisation d’une société. Il peut ainsi être un bon outil de comparaison de la valorisation relative de plusieurs sociétés comparables (par exemple des sociétés ayant une activité et une taille similaire). Mais s’il est très facile à calculer, il souffre aussi de sérieuses limites. En effet, son calcul ne prend pas du tout en compte les éléments du bilan financier de l’entreprise : il la traite de la même manière, qu’elle ait une trésorerie très importante ou, au contraire, qu’elle soit fortement endettée. Or, c’est là un élément qui peut se révéler très important dans la valorisation d’une société.
Il faut aussi se méfier d’un PER apparaissant ponctuellement faible parce que la société a vu son résultat dopé une année par des éléments exceptionnels (plus-value sur la cession d’une filiale, par exemple). Et un PER faible traduit parfois une anticipation de baisse des résultats de l’entreprise. C’est donc le PER futur qui importe le plus. On peut le calculer (ou plutôt l’estimer) en divisant la capitalisation boursière par les bénéfices estimés de l’entreprise pour un exercice à venir, le problème étant alors qu’une telle prévision est toujours sujette à caution.
Certains investisseurs préfèrent regarder l’inverse du PER, connu sous le nom de « taux de rendement implicite ». Une action qui a un PER de 20 fois les bénéfices affiche ainsi un taux de rendement implicite de 1 / 20, soit 5%. Le taux de rendement implicite mesure le rendement que procurerait un investissement dans l’action concernée si la société distribuait l’intégralité de ses bénéfices sous forme de dividendes.
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