Un LBO, pour Leveraged buy-out, est une opération de rachat d’entreprise financée pour partie par l’endettement bancaire. Pour mettre en place un LBO, un groupe d’investisseurs qui s’intéresse à l’entreprise X va constituer une société Y, dont le seul objet sera de détenir une participation dans X (cela s’appelle une société holding). En plus de son capital, la société Y va faire appel à un endettement bancaire pour augmenter ses ressources et investir cette manne dans des titres de la société X. L’intérêt de la manœuvre est de pouvoir acheter des titres X pour un montant supérieur au capital initial de Y, grâce au fameux effet de levier. Mais un LBO implique aussi une prise de risque importante : pour payer les échéances de son emprunt, la holding Y compte sur les dividendes versés par la société X, dont elle devient actionnaire au moment du LBO. Si les bénéfices de X viennent à baisser de manière brutale, l’endettement contracté peut s’avérer très lourd à supporter.
C’est lorsque les perspectives de croissance apparaissent favorables que ce type d’opération se multiplie. Ce fut le cas entre 2005 et 2007, période durant laquelle les liquidités disponibles étaient très abondantes. Souvent « sponsorisés » par les grands fonds de private equity américains (KKR, Blackstone, Permira), les LBO ont alors concerné des entreprises de grande taille, comme PagesJaunes en France ou le groupe agroalimentaire RJR Nabisco aux Etats-Unis, certaines opérations se chiffrant en dizaines de milliards de dollars de valorisation. Même une société comme Vivendi avait été approchée. Nombre d’opérations de cette époque ont été réalisées à des prix excessifs et avec un effet de levier important, l’endettement représentant parfois 80% du montant de l’opération. La crise de 2008/2009 a sonné le glas des surenchères et le marché des LBO est redevenu plus raisonnable.
Selon la qualité de l’acheteur d’une opération de LBO, d’autres sigles peuvent être employés pour la désigner. On parlera ainsi de management buy-out (MBO) lorsque des cadres dirigeants de la société-cible sont impliqués dans le rachat, de management buy-in (MBI), lorsque des nouveaux dirigeants venus de l’extérieur de la société s’associent à l’opération ou encore de buy-in management buy-out (BIMBO) quand l’équipe associée mêle cadre dirigeants internes existants et extérieurs. Voilà sans doute l’acronyme financier le plus attrayant jamais trouvé !
- BNP Paribas se défend d'avoir lésé des épargnants La Tribune
Un produit d'épargne lancé au début des années 2000 promettait le "doublement, voire le triplement" de la mise. Au terme du contrat, de nombreux clients se sont contentés de retrouver la mise ... Suite »BNP Paribas se défend d'avoir lésé des épargnants
- Quel futur ministre de l'Economie? Aubry et Gallois dans un mouchoir La Tribune
Interrogés sur le nom du futur patron de Bercy, les Français citent d'abord Martine Aubry et Louis Gallois, selon un sondage du journal du dimanche -Plus de 60% des Français sont mécontents de l'action ... Suite »Quel futur ministre de l'Economie? Aubry et Gallois dans un mouchoir





