Un emprunt d’Etat est une obligation (ou un titre de créance négociable sur le marché) émise par un Etat et libellée dans sa propre devise. Le terme anglo-saxon correspondant est government bond, parfois abrégé en govie. L’emprunt d’Etat se distingue donc des emprunts dits « corporate », c’est-à-dire des obligations émises par des sociétés privées.
L’Etat est généralement réputé être le meilleur prêteur, du fait de sa capacité à lever l’impôt. C’est ce qui explique que le taux auquel emprunte l’Etat soit inférieur à celui que le marché réclame aux entreprises privées (lire à ce sujet l’article sur les « spreads de crédit »). Il existe des exceptions à cette règle lorsque le marché perd confiance dans un Etat (par exemple, ce fut le cas pour l’Italie en 2011).
Les emprunts d’Etat sont un instrument vital de financement public et font l’objet de placements très réguliers sur le marché financier (au moins une fois par mois). En France, c’est l’Agence France Trésor, rattachée au Ministère de l’Economie et des Finances, qui est chargée du placement sur le marché des emprunts d’Etat. Pour les emprunts de long terme (échéances de 7 à 50 ans), baptisée Obligations assimilables du Trésor (OAT), ce placement se fait par adjudication le premier jeudi de chaque mois. Ces adjudications d’OAT se font « à prix demandé » ou « à la hollandaise », c’est-à-dire que les investisseurs souhaitant acquérir des titres soumettent une quantité et un prix, les prix les plus élevés étant naturellement servis en premier (voir le mot « émission obligataire »).
Les soumissions doivent être au minimum d’un million d’euros. Autant dire que les OAT ne méritent plus vraiment leur ancienne réputation de « placement de bon père de famille » et sont essentiellement détenues par des investisseurs institutionnels.
Les équivalents américain et allemand de l’OAT s’appellent respectivement le t-bond et le bund.
- Contrôle de la rémunération des dirigeants : ce qui existe déjà La Tribune
Elaboré en 2008, puis détaillé en 2010, le code Afep/Medef doit connaître une évolution avant l'été. Il vise à limiter les rémunérations abusives, comme les retraites chapeaux ou les parachutes dorés. ... Suite »Contrôle de la rémunération des dirigeants : ce qui existe déjà
- Et si le gaz de schiste faisait perdre son goût à la la bière allemande La Tribune
Les brasseurs allemands sont inquiets pour leur bière. La possible pollution des nappes phréatiques causée par la technique de fracturation hydraulique pourrait altérer le goût de la boisson préférée de ... Suite »Et si le gaz de schiste faisait perdre son goût à la la bière allemande





