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    Lexique : dette publique

    Autres termes

    La dette publique désigne l’ensemble des engagements financiers de l’Etat et des administrations publiques, souvent matérialisé par les emprunts d’Etat qui sont émis régulièrement. Ce concept ne recouvre donc pas l’ensemble de la dette d’un pays puisqu’il ne tient pas compte des engagements pris par les particuliers ou les entreprises du secteur privé.

    Comme pour les entreprises, il convient de distinguer la dette brute (qui ne tient compte que des engagements) de la dette nette, égale à la dette brute diminuée de la trésorerie disponible. Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), la dette publique française (montant brut) s’élevait à 1 692,7 milliards d’euros fin juin 2011, soit un doublement en 10 ans et une progression d’un tiers depuis la mi-2008. Comme la plupart des Etats développés, la France a en effet vu son endettement progresser fortement à cause de la crise financière des subprimes, du fait des aides massives accordées au soutien de l’économie.

    A fin 2010, le pays de la zone euro affichant la dette publique la plus forte était, contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’Allemagne, avec 2 062 milliards d’euros. Elle devançait l’Italie (1 843 M€), la France (1 591 M€) et l’Espagne (1 051 M€). Cependant, pour se faire une idée du poids effectif de la dette publique d’un pays donné, celle-ci est doit être rapportée à un autre indicateur économique. Ainsi, elle est généralement exprimée en pourcentage du Produit intérieur brut (PIB). En effet, il existe une forte corrélation entre le PIB et les revenus d’un Etat (essentiellement constitués d’impôts et de taxes), qui vont lui permettre de rembourser sa dette.

    Toujours à fin 2010, les pays les plus endettés de la zone euro en proportion du PIB étaient la Grèce (144,9%), l’Italie (118,4%), la Belgique (96,2%), l’Irlande (94,9%), l’Allemagne (83,2%) et la France (82,3%). Avec ce critère, on retrouve bien en tête du « palmarès » les deux pays sur lesquels s’est cristallisée l’inquiétude des marchés financiers.