La capitalisation boursière d’une société cotée en Bourse indique sa valeur de marché instantanée. La capitalisation boursière s’obtient en multipliant le cours boursier de l’action par le nombre d’actions composant le capital. En d’autres termes, la capitalisation boursière matérialise le prix que devrait débourser un investisseur pour acheter la totalité du capital de la société au cours actuel. On notera que ce prix reste bien évidemment théorique, un tel achat supposant l’accord de tous les actionnaires de vendre à ce cours, alors qu’ils sont justement porteurs du titre parce qu’ils estiment qu’il a un potentiel de revalorisation. Lorsqu’une société souhaite en acquérir une autre, elle propose donc en général un prix plus élevé afin de s’assurer de convaincre tous les actionnaires. Lorsque l’entreprise a émis des titres tels que des bons de souscription d’actions, il peut être utile de calculer la capitalisation sur la base, non seulement des actions déjà émises, mais aussi de celles qui seront émises de manière très probable ou certaine.
On peut rapporter la capitalisation boursière au chiffre d’affaires ou au bénéfice de l’entreprise, ce qui permet notamment de comparer la valorisation de sociétés appartenant à un même secteur. Afin d’affiner la comparaison, les professionnels préfèrent cependant utiliser le concept de « valeur d’entreprise », obtenu en ajoutant à la capitalisation boursière l’endettement net (ou en retranchant la trésorerie nette) pour tenir compte de la situation financière de l’entreprise.
Parmi les principales capitalisations boursières mondiales, on trouve la société d’électronique Apple et le pétrolier Exxon Mobil (plus de 300 milliards de dollars de capitalisation chacun). A fin 2011, les principales capitalisations boursières françaises sont Total, Sanofi, LVMH, L’Oréal, GDF-Suez et BNP Paribas.
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