En net repli depuis la mi-octobre, la Bourse de Paris a repris sa marche en avant cette semaine. En cinq séances, le CAC40 s'est apprécié de 2,76 %, à 3 707,29 points. Mardi 3 novembre, l'indice parisien était pourtant tombé à son plus bas niveau depuis deux mois, touchant un plancher de 3 549 points en cours de séance.
Les autres places européennes ont aussi regagné une partie du terrain. A Francfort, le Dax a progressé de 1,35 %, à 5 488,3 points, tandis qu'à Londres, le Footsie affiche un gain hebdomadaire de 1,95 %, à 5 142,7 points. A New York, Wall Street a également terminé la semaine dans le vert. Le Dow Jones a gagné 3,20 %, à 10 023,4 points. Le Nasdaq, le marché des valeurs technologiques, a bondi de 3,29 %, à 2 112,4 points.
Publié vendredi 6 novembre, le chiffre le plus attendu de la semaine, celui de l'emploi aux Etats-Unis en octobre, a finalement provoqué peu de remous. Selon le département du travail américain, le taux de chômage outre-Atlantique a franchi le mois dernier la barre symbolique des 10 % pour atteindre 10,2 %, son plus haut niveau depuis 1983. L'économie américaine a encore détruit 190 000 postes en octobre, soit 15 000 de plus que prévu.
Mais les analystes ont aussi souligné que le rythme des destructions d'emplois continuait de ralentir (de 13 % par rapport à septembre), ce qui a permis de limiter la casse sur les marchés d'actions. La hausse du chômage n'est d'ailleurs pas considérée comme une si mauvaise nouvelle par les investisseurs, car même si elle montre de façon spectaculaire que la crise est loin d'être finie outre-Atlantique, elle signifie aussi que les banques centrales ne vont pas relever leurs taux directeurs de sitôt.
La Réserve fédérale américaine (Fed), en effet, a clairement expliqué durant la première semaine de novembre qu'elle modifierait sa politique monétaire lorsque le marché de l'emploi se stabiliserait. 'Il n'y a pas d'exemple dans l'Histoire où la Fed a amorcé un cycle de hausse des taux sans que le taux de chômage ait touché son pic', explique Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo Securities. Cela signifie que le prochain cycle de hausse des taux ne devrait pas débuter avant le milieu de l'année 2010.
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