Le candidat du Front de gauche à la présidentielle conteste notamment les bénéfices de plus de 12 milliards du groupe annoncés ce 10 février.
"Cet argent est accumulé sur le dos des Français qui voient chaque jour le prix de l'essence s'envoler. Il est une offense odieuse face aux salariés sacrifiés de la raffinerie de Dunkerque", estime Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.
Le candidat du Front de gauche revient notamment sur les 300 millions d’euros d’impôts sur les sociétés payés par le groupe. "C’est à peine 2,4% de ses bénéfices", souligne-t-il.
"Rien, ajoute le document, ne dit mieux l'abaissement face aux puissances d'argent dans lequel sont tombés l'Etat et les citoyens ! Rien ne montre mieux l'urgence et l'intérêt qu'il y a à nationaliser Total (...) C'est une condition indispensable pour préserver le pouvoir d'achat populaire. C'est aussi une absolue nécessité pour mettre enfin les moyens financiers, techniques et humains de Total au service de l'intérêt général", insiste le candidat.
Il a été rejoint dans ces critiques par l'ancien ministre de l'Industrie, Christian Estrosi. Il regrette que le groupe pétrolier Total "ne paye en France que 2,5% d'impôt sur les sociétés". Il appelle donc le groupe du CAC 40 "à se positionner comme une locomotive pour l'économie Française, à irriguer nos TPE/PME de son savoir-faire, créer des emplois dans nos territoires et à soutenir notre économie".


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