Certes, ce durcissement de la fiscalité sera supporté, en grande partie, par les ménages les plus aisés. L'introduction d'une nouvelle tranche d'imposition à 45%, la taxe à 75% sur les très hauts revenus et l'alignement de l'imposition d'une partie des revenus du capital sur ceux du travail sont autant de mesures qui les visent tout particulièrement.
Résultat, les 1% de foyers les plus riches, c'est-à-dire ces 450.000 contribuables dont le revenu net mensuel dépasse 13.500 euros, verront leur montant d'impôt sur le revenu bondir de 9%, ce après déduction de l'inflation, prévue à 1,9%. La note augmentera de 5% environ pour ceux dont le revenu est compris entre 3.000 et 13.500 euros, qui représentent environ 20% des ménages.
Le gel du barème de l'impôt sur le revenu va toucher un grand nombre de ménages…
Mais les classes moyennes seront aussi affectées, contrairement à ce qu'affirme le gouvernement. En effet, l'exécutif, qui avait chiffré à 3,18 milliards les hausses d'impôt sur le revenu en 2013, n'a pas pris en compte l'impact de certaines mesures adoptées avant la loi de finances.
Ainsi, la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires, votée en juillet, rapportera 500 millions d'euros l'an prochain. Autre exemple : le gel du barème de l'impôt sur le revenu , qui est normalement revalorisé chaque année, suivant l'inflation. Dans son projet de loi de finances, le gouvernement n'a pas fait mention de cette mesure, préférant mettre l'accent sur le relèvement de la décote, qui vise à limiter l'impact du gel sur les plus faibles revenus. Pourtant, ce dispositif pèsera lourdement sur les ménages : il entraînera une hausse d'impôts de 2,8 milliards d'euros, selon l'institution.
Conséquence : les contribuables gagnant entre 1.700...
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