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    Fukushima : le gouvernement et Tepco sévèrement critiqués dans un rapport

    Une commission d’enquête, constituée d’ingénieurs, de chercheurs et de juristes, ont rendu un rapport de 450 pages lundi 23 juillet.

    Le rapport final de l’exécutif sur la catastrophe nucléaire de Fukushima est plus sévère que celui commandé par le Parlement et rendu début juillet. "Le problème principal provient du fait que les compagnies d'électricité, dont Tepco, et le gouvernement n'ont pas perçu la réalité du danger, car ils croyaient au mythe de la sécurité nucléaire au nom duquel un accident grave ne peut se produire dans notre pays", expliquent les membres de la commission.

    Dans ce rapport, ils mettent en cause avec des termes assez virulents le régulateur public et la compagnie japonaise Tepco, l’opérateur de la centrale. Selon eux, ils n’auraient pas pris les mesures suffisantes pour empêcher cet accident.

    Ils attirent également l’attention sur  un "certain nombre de problèmes internes à Tepco comme une gestion de crise déficiente, une structure organisationnelle peu adaptée aux situations d'urgence et une formation insuffisante du personnel en cas d'accident grave".

    Le rapport accuse aussi Tepco d'avoir traîné des pieds "pour identifier les causes de l'accident", ce qui empêche l'industrie nucléaire nippone de tirer les conclusions adéquates de la catastrophe.

    De son côté, le gérant de la centrale prétend depuis l'accident que rien ne laissait penser qu'un séisme et un tsunami aussi importants frapperaient le nord-est du Japon où se trouve la centrale Fukushima Daiichi.

    Le rapport critique par ailleurs les interventions directes de l'ancien Premier ministre Naoto Kan et de son équipe dans la gestion opérationnelle de l'accident. "Il faut dire que son intervention directe a fait plus de mal que de bien, car cela a pu entretenir la confusion, empêcher de prendre des décisions importantes et



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