ArcelorMittal annonce ce 7 février des bénéfices en baisse de 22% en 2011. Le groupe prévoit donc des plans d’économie qui fera tourner les usines les plus compétitives et fermer les autres sites. Cette stratégie provoquera 6 000 suppressions de postes. Jacques Laplanche , secrétaire du comité d’entreprise européen d’ArcelorMittal et de la fédération métallurgie de la CGT, revient sur les annonces du groupe pour L'Usine Nouvelle.
L'Usine Nouvelle - Comment vous réagissez aux projets d’Arcelor Mittal de fermer plusieurs sites en Europe ?
Jacques Laplanche - ArcelorMittal remet en cause certains établissements aujourd’hui mais aussi le futur des autres. L’industrie est essentielle pour l’Europe. C’est pour cela que nous avons prévu, lundi 6 février, de mener une journée d’action le 29 février. Nous avons appelé les salariés de ArcelorMittal à manifester pour montrer notre mécontentement.
Quels sont les sites menacés ?
Parmi les sites les plus menacés aujourd’hui, il y a celui de Liège, qui produit de l’acier liquide. 196 emplois pourraient y être supprimés. Le site de Madrid qui produit du long carbone est aussi concerné, avec 330 salariés. Même crainte au Luxembourg concernant l'aciérie de Schifflange et une chaîne de production de produits longs à Rodange. Ce sont 600 emplois qui vont être détruits en 2012 sur ces deux sites. Par ailleurs, Florange est arrêté depuis 6 mois. Liège risque de se mettre dans la même situation pour la tôle d’emballage, celle que l’on utilise pour les canettes. Cela représente 600 emplois de plus pour chaque site. Près de 1000 emplois seront supprimés en Pologne, 700 en République Tchèque et 1 1000 en Roumanie.
Arcelor Mittal évoque un problème de productivité sur ses sites. Que répondez-vous à cela?
Le rapport tonne par an est trop simpliste. Il faut aussi des investissements et augmenter de la recherche et développement. Au lieu de cela, ArcelorMittal envisage une


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