Après l'Espagne, l'Italie se retrouve sur la sellette... Au point que le Premier (BSE: PREMIER.BO - actualité) ministre Mario Monti a dû démentir hier soir les rumeurs d'un prochain plan d'aide à l'Italie, où les taux à 10 ans ont grimpé jusqu'à 6,2%... "L'Italie, même à l'avenir, n'aura pas besoin de l'aide du Fonds de soutien de la zone euro (FESF)", a déclaré Mario Monti à la radio publique 'ARD', relayée depuis par toute la presse italienne.
L'ancien commissaire européen, qui dirige l'Italie depuis six mois, a demandé aux marchés et aux observateurs de "ne pas se laisser gouverner par des clichés ou des préjugés". "Je comprends que l'Italie ait pu être associée avec l'idée d'un pays indiscipliné dans le passé" mais "maintenant, elle est plus disciplinée que beaucoup d'autres pays européens !", a-t-il affirmé.
"Notre pays paie, à travers sa contribution financière proportionnelle (à l'UE), pour aider la Grèce, le Portugal, l'Irlande et à présent l'Espagne... Et maintenant, il paie aussi à travers des taux d'intérêt extrêmement élevés à cause des tensions sur les marchés", a-t-il ajouté.
Depuis son arrivée au pouvoir, Mario Monti, reconnu pour ses qualités de technicien, s'est efforcé de rassurer les marchés financiers... En quelques mois, il a imposé un sévère plan de rigueur baptisé "Sauver l'Italie", qui comprend notamment un allongement de l'âge de départ en retraite, des coupes dans les dépenses publiques, la réintroduction de l'impôt sur la résidence principale et la création de nombreuses nouvelles taxes. D'autres réformes sont en cours, dont l'une porte sur une plus grande flexibilité du marché du travail. Elle devrait entrer en vigueur avant l'été...
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